Disponible depuis tout juste un mois, je vous livre mes impressions sur Control, le dernier né du studio Finlandais Remedy Entertainement.

Les prém’Hiss d’un bon jeu ?

Remedy Entertainment est un studio de renommé connu notamment pour la licence Max Payne et les jeux Alan Wake et Quantum Break. Control a d’ailleurs été bien souvent comparé à ce dernier. Personnellement, je n’ai ni joué à Alan Wake ni à Quantum Break. Il n’y aura donc aucune comparaison avec les précédents jeux du studio.

Dans Control, vous contrôlez Jesse Faden, nommée, à sa plus grande surprise directrice du B.F.C. : le Bureau Federal of Control. Dès son arrivée dans ce qui s’appellera l’ancienne maison, Jesse se rendra vite compte que les locaux sont déserts… ou presque, jusqu’à sa rencontre avec Athi, le concierge de service.

Pourquoi le B.F.C. est-il désert ? Pourquoi Jesse s’est rendue sur les lieux ? Que cherche t-elle ? Athi cache t-il quelque chose ? Vous le saurez en jouant à Control.

Une histoire efficace, sans artif’Hiss

Même si dès les débuts du jeu, on est un peu perdu, il faut bien avouer que l’histoire de Control devient vite prenante. Et bien que la version française est moyenne (préférez la V.O. puisque le jeu vous l’autorise), il y a toujours cette envie irrésistible de continuer.

Ce ne sont pas du tout le même type de jeu, mais Control me rappelle Destiny avec son côté : « je finis la mission et je vais me coucher ». « Tiens encore une salle que je peux ouvrir ». « Encore une zone et j’arrête », etc.

C’est un jeu vraiment addictif. Son level design y ait certainement pour quelque chose. En progressant Jesse obtiendra des niveaux d’accréditation de plus en plus important. Du coup quand on passe à côté d’une zone impossible à accéder faute d’autorisation, on a envie d’y revenir. On chercher à progresser pour obtenir la bonne accréditation et voir enfin ce qui se cachait derrière cette porte.

L’exploration est également influencée grâce à un design architectural très intéressant. Alors oui, au début on se demande comment on peut faire rentrer autant de décors et zones différentes, dans un simple building. D’autant que certains éléments peuvent paraître étranges au premier abord. Le côté surnaturel de Control fait justement que tout est possible !

Et l’histoire va crescendo au fur et à mesure de nos découvertes. Dix missions principales vous donneront le fin mot de l’histoire. Et si vous n’en avez pas assez, vous pourrez toujours vous atteler aux quêtes secondaires. Certaines vous permettront même de combattre des boss spéciaux.

Enfin, plus de 250 collectibles vous donneront accès à des informations non expliquées par les dialogues… si vous avez le courage de les lire ou des les écouter. Trop vous avez dit ? oui ça fait un peu trop.

A la sauce Hiss !

Le Hiss est la force surnaturelle qui a envahi l’Ancienne Maison. C’est elle que vous devrez combattre tout au long de votre aventure. Cette aura de résonance s’empare des agents encore présents dans le B.F.C.. C’est la raison pour laquelle vos ennemis peuvent prendre plusieurs apparences possibles.

Et votre arme de service vous sera particulièrement utile. Au début, elle fonctionne comme un pistolet. Plus vous appuyez sur plus vous tirez vite. Lorsque vous tuez des ennemis, vous gagnez ce qu’on appelle des « sources ». Cette unité vous servira à bien des choses. Pour commencer c’est grâce à elle que vous pourrez acheter, via des points de contrôle purifiés (=des zones auparavant imprégnées de Hiss), des formes d’armes.

En plus de la forme originale donc, il y a 4 autres formes supplémentaires : charge, rotation, perforation et brisure. Chacune fonctionne comme des armes que tout le monde connait bien. Ainsi la forme « Brisure » permet de tirer des coups puissants à la manière d’un fusil à pompe. « Rotation » fonctionne comme un uzi. Avec « Perforation », vous pouvez charger votre arme pour asséner des tirs dévastateurs, etc. Et enfin avec « Charge », vous lancez des roquettes.

L’arme de service sous toute forme que ce soit, confère des munitions infinies. Toutefois, une fois le chargeur épuisé, il faut attendre qu’elle se recharge.

Vous pouvez avoir deux formes d’armes équipées en même temps. Pendant un combat vous pouvez changer en appuyant sur . A noter également que des matériaux seront nécessaires pour améliorer votre arme.

Un gameplay à la mod

Les mods tiennent une place prépondérante dans Control. En effet grâce à eux vous pourrez améliorer les différentes caractéristiques de vos armes : rechargement, vitesse de tir, puissance, etc. Initialement vous ne pouvez placer qu’un seul mod sur chaque forme d’arme. Il faudra d’abord l’améliorer (jusqu’à 3 fois maximum) pour autoriser l’utilisation de 3 mods. Les améliorations de formes se font via les points de contrôle (P.D.C.) purifiés et nécessitent des sources et des matériaux (comme lors de leur achat).

Ces modules se récupèrent dans des conteneurs, en tuant des ennemis ou tout simplement en récompenses de missions comme les contre-mesures. Ces quêtes annexes se déclenchent elles aussi via les P.D.C.. Vous devez tuer des ennemis d’une certaine manière avec une forme d’arme ou un pouvoir prédéfini (ou non). Vous pouvez acheter des mods avec des sources dans le menu associé, là aussi via des P.D.C.

Il existe 5 niveaux de puissance pour les mods : de I à V. Plus il est puissant plus l’amélioration qu’il confère est élevée. Mais ils sont également plus rares à trouver.

Sans Control, la puissance n’est rien

Très vite, dès le début de l’aventure, vous en apprendrez plus sur les objets de pouvoirs. A vrai dire, l’arme de service est elle aussi un objet de pouvoir. Seule un directeur/une directrice peut la manipuler.

D’autres objets existent et aussi étrange que cela puisse paraître, ils ressemblent tous à des choses de la vie de tous les jours comme par exemple une télé. A chaque fois que Jesse tentera de purifier un objet de pouvoir, elle sera transportée dans ce qui est appelé le plan astral. Via un petit tuto, vous devrez utiliser votre nouveau pouvoir pour vous défaire des ennemis.

Ce qui est génial dans Control, c’est que l’utilisation de ces pouvoirs est très simple et intuitive. Par exemple pour la télékinésie, maintenez pour saisir un objet et relâchez-le pour le lancer sur un ennemi ou toute autre zone verrouillée automatiquement. Si vous n’avez aucun objet à proximité, Jesse prendra simplement un élément du décor, le plus souvent un morceau de mur ou de sol.

Acquérir le pouvoir de lévitation vous permettra même d’accéder à des zones inédites du building bien souvent l’objet de quêtes annexes. Au fur et à mesure de votre avancée dans le building, la sensation de pouvoir devient grandissante. On se croit invincible si bien que pour ma part je fonçais souvent tête baissée.

Utiliser les pouvoirs consomment de l’énergie qui se recharge elle aussi peu après.

Un dél’Hiss pour les yeux !

Quand j’ai lancé le jeu, je me suis posé la question :

Comment le studio Remedy Entertainment arriverait-il à varier les environnements et les décors alors que l’intégralité de l’aventure se déroule dans un building ?

Tout simplement en jouant sur le côté surnaturel de l’histoire. Et quand bien même tout aurait été possible, les finlandais ne se sont pas laissés aller à la facilité.

L’architecture du building est tout vraiment bien pensée. Au fil de notre progression, on se heurte à des zones inaccessibles, parce que notre accréditation ne nous permet pas de passer. Mais c’est tellement bien fait, qu’on a envie d’y revenir plus tard pour découvrir ce qui se cache derrière. Mais aussi parce que parfois on aperçoit quelque chose à travers la vitre.

Les décors sont étonnamment assez variés. Mieux encore, ils étonnent de part leur complexité et leurs détails même parfois assez insignifiants. Enfin la plupart des éléments peuvent être détruits que ce soit par vous ou par les agents infectés du Hiss.

Au final certains environnements surprennent, mais si l’on regroupe le tout, c’est assez cohérent avec le scénario. Tout comme cette visite systématique à l’hôtel Oceanview. Au premier abord étrange, elle prend tout son sens au fur et à mesure que vous y mettez les pieds… vous comprendrez une fois sur place.

Le building est découpé en plusieurs secteurs : exécutif, maintenance, recherche, etc. Vous pourrez vous y déplacer avec un ascenseur qu’il faudra bien entendu débloqué auparavant.

Enfin une fois que vous aurez purifié un point de contrôle, vous serez libre de vous y rendre avec le déplacement rapide à partir d’un autre point. D’ailleurs la petite séquence lorsque Jesse purifie la zone fait à chaque fois son petit effet.

Et le reste ?

Si le scénario est franchement prenant et intrigant, ce n’est pas le cas de tous les personnages. Heureusement que Jesse l’héroïne principale relève le niveau car à part elle, il y a très peu de personnages dont on se souviendra. Hormis peut-être Athi, le concierge. A la fois mystérieux et envoûtant, on ne sait pas vraiment son rôle dans tout ça… du moins au début.

Quand au doublage, même si les voix françaises sont correctes, elles restent moins bonnes que la version originale. Pire encore, la synchronisation labiale est complètement à la ramasse. C’est vraiment dommage car ça nous ne donne pas envie de choisir cette langue pour progresser dans le jeu. Personnellement j’ai joué en VOSTFR pour une meilleure expérience.

Un mot concernant les effets sonores et la musique en générale. Globalement cette dernière est en arrière plan, sauf lorsque des combats surviennent. Et que dire du passage dans le labyrinthe du cendrier … tout simplement énorme ! Enfin il n’est pas rare, surtout si vous jouez au casque, que vous entendiez des voix, ou des petits bruits ici et là. C’est vraiment génial. Personnellement ça a fait son petit effet (j’étais tout le temps à regarder à droite et à gauche dans mon salon voir s’il n’y avait personne^^).

Lorsque vous avez terminé le jeu, vous pouvez choisir de nouvelles tenues pour Jesse, via des points de contrôle.

Pour finir, sachez qu’il faut environ une quinzaine d’heure en ligne droite pour terminer l’aventure principale. Ce qui est franchement correcte. Mais après, vous pouvez vous balader dans l’ancienne maison pour vous faire quelques quêtes annexes ou ouvrir certains passages jusque là fermés. Certaines des missions secondaires vous réservent même des combats de boss mémorables.

Tout est sous Control ?

Control fait partie de ces jeux qui au premier abord n’attire pas forcément mais qui une fois manette en main, est prenant comme jamais. Tout au long de mon exploration dans le Bureau Federal of Control, je ne me suis jamais ennuyé. Avec sa prise en main rapide et intuitive, son histoire complexe mais intrigante, je me suis vite fait happé par le jeu. Et cela malgré une synchronisation labiale à la ramasse, qui il faut bien le souligner, au début, casse pas mal l’immersion (je suis passé en VO ensuite).

Au fur et à mesure qu’on acquiert ses pouvoirs, on se sent puissant, invincible, si bien que personnellement j’avançais tête baissée. Ce sentiment est poussé au plus haut niveau lorsque l’on purifie les points de contrôle et les objets de pouvoir mais aussi lorsque l’on fait d’un ennemi, son allié. La gestuelle de Jesse, habilement modélisée et animée, y est pour beaucoup.

Remedy Entertainement, a fait de Control, un TPS bourré d’action, terriblement addictif. Sans jamais en faire trop, le studio Finlandais a profité de ses années d’expérience pour nous livrer un jeu de haut vol. Et que dire du passage dans le Labyrinthe du cendrier… vous verrez !

Comme je l’avais déjà dit, je n’attendais rien de Control et au final j’ai été bluffé. J’ai adoré. Il reste l’une de mes meilleures surprises vidéoludiques de l’année. Sincèrement, jouez-y !

Les plus :

  • Combats intenses et bourrés d’action
  • Prise en main simple et intuitive
  • Histoire intrigante et entraînante
  • Sensation de pouvoir
  • Choix des langues
  • Sound-design intelligent
  • La traversée du labyrinthe du cendrier
  • Quelques phases d’énigmes
  • Certains boss
  • Durée de vie principale plus que correcte

Les moins :

  • La synchronisation labiale aux fraises
  • Certains personnages secondaires fades
  • Version française moyenne
  • Un brin d’aliasing
  • Trop de collectibles pour bien tout comprendre
  • Une IA trop inégale.
15/20

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