Il y a des shoot ’em up qui font parler d’eux. Fast Striker fait partie de ceux-là. Développé par le studio NG:DEV.TEAM initialement sur Neo Geo puis Dreamcast, c’est grâce à Eastasiasoft que le titre revient sur PS Vita et PS4.

Un peu d’histoire

L’équipe de NG:DEV.TEAM a publié en 2010, Fast Striker, leur second shoot ’em up. En effet, le studio n’en était pas à leur premier coup d’essai puisqu’il avait développé 4 ans plus tôt, Last Hope. Toutefois Fast Striker n’a d’identique que son genre et possède son identité propre comme vous allez le voir.

Huit ans plus tard, c’est sous la houlette d’EastasiaSoft que le titre a été ré-édité, sur PS Vita et PS4. La version publiée ici est la « 1.5 », et possède quelques évolutions par rapport au titre initialement sorti sur Neo Geo, notamment un mode de difficulté Omake.

La « bullet » et le « pattern »

Après une brève introduction, le joueur peut choisir parmi 4 niveaux de difficulté : Novice, Original, Maniac, Omake. Avant d’expliquer la différence des niveaux de difficulté, il convient d’expliquer deux termes importants dans l’univers des shoot ’em up, surtout si vous n’êtes pas coutumier de ce type de jeu.

Dans Fast Striker (et dans d’autre bon nombre de jeux du même genre), les projectiles des ennemis sont appelés « bullets ». Le nombre de « bullets » affichés à l’écran fait partie des critères de sélection des arcade-shooters. Ainsi Fast Striker promet jusqu’à 180 bullets affichées simultanément à l’écran.

Aujourd’hui, avec les consoles next-gen, ce critère peut paraître banal, mais à l’époque (surtout sur Neo Geo et Dreamcast) c’était loin d’être anodin.

Ces « bullets » sont envoyées selon un « pattern » c’est à dire un schéma qui se répète toujours de manière identique. Il est donc important même primordial d’apprendre les « patterns » pour maximiser ses chances de rester en vie.

Fast-idieux à comprendre ?

Revenons à nos 4 modes de difficulté. Le mode Novice, comme vous pouvez vous en doutez, est le mode le plus simple. Le nombre de bullets n’est pas important (hormis contre les boss) et vous n’aurez sans doute pas de mal à terminer les 5 niveaux après quelques essais. D’autant que le jeu propose dès le début 4 crédits. Dans ce mode également, le bouclier (touche ) s’enclenche automatiquement lorsque vous êtes en danger. Lorsque vous détruisez les ennemis, vous pouvez récupérer des étoiles, faisant augmenter votre score.

J’ai remarqué que l’on pouvait gagner des crédits supplémentaires. En revanche lorsque j’ai quitté puis relancer le jeu, j’ai perdu tous mes crédits gagnés et les différents tableaux de score étaient réinitialisés (peut-être est-ce du au fait que je jouais alors que le jeu n’était pas encore disponible).

En mode original, de nouveaux concepts sont introduits. Outre le fait que le vaisseau change, le gameplay est modifié aussi. La touche permet toujours de tirer devant et est utilisé pour tirer derrière, mais le bouclier ne s’enclenche pas automatiquement.

Vous pouvez soit tirer en continu en laissant appuyer la touche de tir ou alors en tapotant ce qui est plus efficace mais plus pénible. Toutefois en mode continu, votre vitesse de déplacement et considérablement réduite. En somme il faut faire des tirs continus contre les boss et des tirs en tapotant contre les ennemis plus petits.

En tir continu, votre vaisseau envoie également de puissants missiles. En original, les ennemis relâchent des petites capsules (au lieu d’étoile), les ramasser font augmenter un multiplicateur de points. Autre particularité, le fait de ne pas tirer, fait venir les petites capsules vers le vaisseau. Cela facilite la récupération mais vous met également en danger. Dans ce mode également, 6 (et non 5) niveaux sont disponibles. Enfin le score augmente plus si vous frôlez les tirs ennemis. Prendre des risques peut s’avérer dangereux mais payant.

Le troisième mode, Maniac, commencera à vous poser beaucoup plus de problèmes. Les ennemis changent et tirent plus de « bullets » que dans les précédents modes. Ici le but est de tuer un maximum d’ennemis pour réaliser une chaîne de combos. Si vous mettez trop de temps pour les tuer, votre chaîne se brise. En tir continu, votre arme principale se transforme en laser. S’ajoute alors une nouvelle technique, tuer des ennemis avec le laser augmente le Grind Meter, une autre jauge qui augmentera votre score.

Enfin, plus vous tardez à abattre l’ennemi (autrement dit plus il est proche de vous), plus vous marquez de points. Le système pour gagner des points est plus complexe à maîtriser mais c’est dans ce mode que vous pourrez scorer le plus.

Le dernier mode, Omake a été ajouté dans la version 1.5 (lorsque le jeu fut publié sur Dreamcast). Omake reprend le système de scoring de la difficulté Maniac, en augmentant le nombre de « bullets » envoyées par les ennemis. Les boucliers à récupérer se font plus rares et vous l’aurez compris, les ennemis sont plus coriaces surtout les boss. Un boss secret fait également son apparition quand vous terminez les 6 niveaux et tuez le boss final.

Une ambiance techno-rétro

Si vous n’êtes pas habitué aux shoot ’em up, le style graphique pourra vous rebuter. J’ai personnellement trouvé que Fast Striker s’en sort plutôt bien même s’il faut l’avouer, dans certains niveaux, c’est brouillon, bien que le jeu affiche 60fps.

Le pire est surtout de se rendre compte que la collision avec les ennemis, bullets ou obstacles n’est pas du tout précise. Il n’est pas rare de voir une bullet passée sur notre vaisseau et de voir qu’on ne subit aucun dégâts. En réalité c’est comme ça dans tous les manics. La hitbox est plus petite que notre vaisseau.

Une fois habitué, on arrive à enchaîner les niveaux et boss sans perdre une seule vie. Et vous devrez vous armer de patience si vous souhaitez réussir le vrai défi du jeu : le terminer en utilisant aucun crédit. Il y a même un trophée pour ça :)

Même si assez répétitive, j’ai particulièrement bien aimé la bande-son. Dynamique et motivante, sous forme de techno old-school, elle se fond parfaitement, selon moi, à ce style de jeu.

Les 4 niveaux de difficulté permettent d’augmenter la durée de vie du titre, d’autant que le système de scoring change selon celui-ci. Si vous aimez les trophées platines difficiles, vous allez être servi. Il faudra terminer tous les niveaux, tuer tous les boss (même le boss secret) et terminer le jeu en utilisant aucun crédit ! C’est certainement le trophée le plus difficile (je ne sais pas si je l’aurai perso !).

Un shoot ’em up de légende ?

Le titre de NG:DEV.TEAM fait son grand retour sur les consoles next-gen, pour le plus grand plaisir des fans de shoot ’em up, un genre peu présent sur PlayStation (surtout sur PS Vita). Le système de scoring est finalement très facile à comprendre (quand on l’explique) mais il est beaucoup plus difficile de se l’approprier.

Fast Striker est un shooter nerveux, et jouissif ! On ne se lasse pas d’enchaîner les parties, en tentant d’arriver toujours plus loin.

On ne va pas se mentir, c’est un jeu difficile et il ne plaira certainement pas à tout le monde tout comme il n’est pas réservé aux néophytes du genre. Il reste toutefois un excellent titre, aux mécaniques travaillées.

Ce que j’ai aimé :

  • La bande-son
  • Le système de score complexe mais plaisant une fois maitrisé
  • Les 4 modes proposant un gameplay varié
  • Un gameplay très nerveux/

Ce que je n’ai pas aimé :

  • La hitbox déstabilisante
  • Finalement assez court
  • Un portage sans adaptation (tutoriel avec les boutons des bornes d’arcade)
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