Né d’un projet Kickstarter, GRIP Combat Racing a déboulé il y a un mois sur les consoles de salon. Est-il le digne sucesseur de Rollcage ?

Naissance d’une idée

A ses débuts, GRIP Combat Racing est apparu via une campagne kickstarter. Le succès a été plus qu’inespéré, également grâce aux différentes démos apparues sur Steam (via l’Early Access). Le titre a déboulé sur les consoles de salon (Xbox One X, PS4 et Switch) il y a un mois.

GRIP Combat Racing s’inspire fortement du jeu Rollcage et Rollcage : Stage 2 (développés dans les années 90 par Attention To Detail), ces jeux de courses où il était possible de rouler sur les murs, plafonds, grâce une voiture qui pouvait rouler d’un côté comme de l’autre. Certains membres du studio original de Rollcage font d’ailleurs parti de l’équipe de développement du studio Caged Element ; comme Robert Baker, illustre programmeur.

Édité par Wired Productions (qui avait déjà édité l’excellent Max and the Curse of Brotherhood), GRIP Combat Racing surfe sur la vague de nostalgie avec un genre de jeu apparu pour la première fois sur PlayStation, dans les années 90.

Gameplay nostalgique

Dans GRIP, l’accent a été mis sur la vitesse, la puissance, la dynamique. C’est simple, il faut aller vite, très vite pour espérer gagner la course, tout en évitant les obstacles. Rollcage oblige, vous pouvez monter sur les murs, les plafonds, via des tremplins ou quand le décor s’y prête. Vous êtes constamment en train de chercher un raccourci, un meilleur chemin, ou comment attendre tel ou tel bonus situé en hauteur ou en contre-bas. Il n’est pas rare de voir quelques niveaux où vous devez passer dans un tube et où vous pouvez donc, avec une facilité déconcertante, faire le tour de celui-ci. En cas de chute, pas de problèmes, votre voiture continuera sa lancée.

Même s’il existe une touche pour freiner, je ne l’ai que très peu utilisé, la sensation de vitesse est tellement addictive qu’on veut toujours aller plus vite ; quitte à ne pas réussir à éviter un élément du décor. Lors des chocs, il n’est pas rare que votre voiture s’arrête net et qu’elle soit bloquée. Le plus simple restera donc de faire réapparaître votre véhicule. A d’autres moments, cela entraînera une physique étrange puisque votre bolide changera de direction, et dans ces moments-là, la caméra a vraiment du mal à suivre. Difficile de se replacer normalement (en tournant avec le joystick), si bien que là aussi on utilise également la touche de respawn.

GRIP Combat Racing met également l’accent sur son côté arcade. Durant une course il est possible de ramasser divers bonus et armes (représentés sous forme d’orbes vertes) : gain de vitesse, bouclier, mitrailleuse Raptor, salve d’Hydra (missiles à tête chercheuse), missile Scorpion, … et c’est tout ! Je regrette qu’il n’y ait pas plus de choix. Même si la plupart vous seront très utile pour rouler plus vite ou pour mettre hors d’état de nuire un adversaire, on se lasse assez vite de leur utilisation surtout dans le mode arène (voir paragraphe suivant). A noter que vous ne pouvez avoir que deux items simultanément.

Un point qui m’a dérangé dans GRIP : quand bien même vous réussissez à prendre énormément d’avance et faire des parcours sans fautes. Vous vous ferez toujours rattraper par l’IA. Même en sélectionnant la difficulté la plus basse, il est impossible de par exemple rattraper une IA au second voire troisième tour. C’est vraiment frustrant par exemple de se retrouver dernier en ayant fait une toute petite erreur sur le dernier tour.

Pour tous les goûts

GRIP propose un panel varié de modes de jeux qui, pour sûr, satisfera le plus grand nombre de joueurs. Tout d’abord la course classique. L’objectif ici est simple, vous devez terminer premier. Les bonus présents durant la course sont uniquement de type vitesse. A cela s’ajoute des petites zones vertes sur lesquelles il vaut mieux rouler si vous souhaitez aller encore plus vite. Le nombre de tours est assez varié selon les tournois ou selon les paramètres choisis par le joueur.

Une variante à ce mode est la course d’élimination. L’objectif ici est également de terminer premier, sauf que vous trouverez en plus dans les bonus, des armes pour éliminer et ralentir vos adversaires.

Il existe également des courses d’endurances avec par exemple 20 tours. Tout comme la course classique, le but sera d’arriver premier… sauf que c’est plus long :)

Le mode arène est comme son nom l’indique, une compétition se déroulant dans une arène. Divers bonus et armes sont disposés et apparaissent régulièrement sur la zone. Le but est d’éliminer le plus d’adversaires. La plupart du temps, la partie se termine selon un objectif de score (éliminez X adversaires) ou de temps (celui qui a le plus grand nombre d’éliminations à la fin du temps gagne).

Il existe également un mode carkour. A la manière des « parkours urbains », le but ici est de récupérer un orbe bleu, en suivant un parcours déterminé… avec votre bolide. La plupart du temps il va falloir aller vite pour sauter par-dessus le vide et atteindre l’objectif. Personnellement j’ai trouvé ça absurde et je ne comprends pas du tout l’intérêt. Mais j’imagine que cela peut plaire à certains.

A ces modes s’ajoutent différentes façons de jouer : en solo, en partie privée locale (split screen horizontal ou verticale à deux joueurs) ou online, en partie multijoueur.

La campagne solo est découpées en 11 phases, elles même découpées en tournoi regroupés en épreuves. Il n’est pas rare ainsi d’avoir un tournoi avec une course classique, une course d’élimination, et un combat d’arène. Chaque tournoi requiert des conditions de déblocage particulières. Par exemple, pour débloquer le second tournoi, il faut terminer sur le podium dans le précédent.

Il est bien entendu possible d’effectuer une recherche de partie multijoueur en spécifiant tous un tas de paramètres. Malheureusement, avec la configuration par défaut, j’ai vraiment mis du temps à rejoindre une partie si bien que c’est un mode que j’ai finalement peu testé.

Qu’on se le dise, Grip possède une excellente durée de vie, que ce soit dans le jeu lui-même (différents modes et façons de jouer) ou dans les objectifs des trophées. A ce sujet je pense d’ailleurs qu’ils ont vraiment trop forcés sur ces derniers. En effet quatre trophées ont des objectifs d’obtention insensés : réaliser 2500 et 1000 tours, éliminer 500 et 1500 adversaires. En terminant le mode campagne par exemple, on doit tout juste atteindre les 200/300 tours de circuit.

La campagne est assez longue, riche et variée, pour le grand plaisir des joueurs allergiques au multijoueur et au principe de classement.

Toutes ces activités permettent de remporter des points d’expérience pour gagner des niveaux de réputation. Selon notre niveau, différents éléments de personnalisation se débloquent. Car oui vous pouvez customiser votre bolide.

Renversant ?

Les différents environnements de Grip sont assez variés et le level-design assez bien construit. Chaque circuit possède son lot de raccourcis plus ou moins dangereux et facile d’accès. Avant de lancer le jeu, je m’attendais à des graphismes moyens mais en réalité ils sont plutôt jolis. Pour un jeu d’arcade où la vitesse est le principal concept, je n’ai pas spécialement trouvé qu’il y avait des ralentissements ou de clipping. Autre bon point également, les temps de chargement sont plutôt rapides que ce soit dans le menu, ou à la fin d’une course.

Les environnements sont assez variés et on retrouver des décors enneigés, désertiques ou futuristes, le tout couplé à une bande son aux allures de techno, motivante et entrainante. C’est marrant, car dans ce genre de jeux de courses arcade, les musiques me rappellent systématiquement celles de WipEout… Peut-être parce que c’était l’un de mes tous premiers jeux de l’ère PlayStation.

Le digne successeur de Rollcage ?

Surfant sur la vague de la nostalgie et des années Rollcage, GRIP Combat Racing nous offre des courses à toute vitesse. Proposant une campagne riche et assez longue ainsi que plusieurs modes, jouables seul ou en multijoueur local et online, tout le monde y trouvera son compte ; malgré le principe de Carkour un peu trop inutile à mon goût. Les environnements et circuits variés sont plutôt jolis mais ne sont pas exempts de défauts. Le gameplay dont quelques améliorations, notamment au niveau de la caméra, pourraient effacer toute frustration, tient largement la route et on prend plaisir à participer aux courses encore et encore.

Les quelques développeurs d’Attention to Detail ayant prêté main forte au projet n’ont pas laissé tomber Rollcage, auquel GRIP rend un bel hommage. Si vous aimez ce genre de jeux ou que vous êtes nostalgique du genre (peu représenté, il faut bien l’avouer, sur consoles de salon), alors clairement c’est le jeu qu’il vous faut !

Ce que j’ai aimé :

  • Des courses survitaminées
  • La nostalgie Rollcage
  • Les différents modes
  • La sensation de vitesse
  • La campagne solo assez riche
  • Les musiques entrainantes
  • Les décors assez jolis
  • Personnalisation du bolide (je me suis fait un Tumblr !)

Ce que je n’ai pas aimé :

  • Peu de bonus/armes
  • Se faire rattraper par l’IA lors des parcours sans fautes
  • Intérêt des carkours ?
  • Difficile de trouver du monde online
  • Objectifs de trophées trop, trop, trop longs
  • Finalement peu de circuits et d’environnements
Cet article vous a plu ? Soyez sympa et partagez-le :)
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on Facebook
Facebook
1Share on Tumblr
Tumblr
0Email this to someone
email
Print this page
Print

Laisser un commentaire sur cet article

Vous voyez ce message parce que vous n'êtes pas connecté(e). Si vous postez un commentaire, celui-ci sera en attente de modération et ne sera pas visible immédiatement.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.