Annoncée bien avant la sortie du jeu, la première extension de Marvel’s Spider-Man, « Le Casse », est disponible depuis hier.

Je ne parlerai pas dans ce test de la réalisation technique et graphique du jeu, ni même des éléments composants l’aventure principale. Veuillez consulter mon test si vous souhaitez en savoir plus.

Le retour de Black Cat

Dans ce premier DLC, Spider-Man retrouve une vieille connaissance, Black Cat. Celle-ci était d’ailleurs déjà présente (via une quête annexe) dans le jeu principal. L’histoire de cette extension est axée autour d’un cambriolage d’œuvres d’art.

Si Peter devra comprendre les objectifs cachés de Black Cat, il devra également faire face à une nouvelle menace. En effet, les hommes de main d’Hammerhead, patron de la Maggia, une mafia qui sévit à Manhattan, vous mettront des bâtons dans les roues.

Regroupée sous le thème « la Ville Qui ne Dort Jamais » (VQDJ), qu’apporte cette première extension ?

La nuit, tous les chats sont gris

L’intégralité de l’histoire se déroule de nuit. Il n’est pas possible de changer la météo (à l’aide des stations d’Harry) pour la simple et bonne raison que lors de la sélection du Casse, vous débutez dans une ville « vierge ». En effet même si tous les quartiers sont disponibles immédiatement, et que donc vous pouvez vous balader librement dans Manhattan, vous ne retrouvez rien de l’histoire principale… ou presque.

Les déplacements rapides (en métro) sont toujours disponibles via les différents commissariats et vous pouvez toujours récolter les sacs à dos ou photographier les monuments, si vous en avez loupé dans le jeu principal. Mais c’est bien tout. En sélectionnant ce premier DLC, vous n’aurez pas accès par exemple aux défis de Taskmater. Les gangsters à la solde de Fisk ou de Sable ne sont plus présents.

Et pour cause de nouveaux crimes feront leur apparition… ou presque. Si les ennemis sont issus de la Maggia, à la solde d’Hammerhead, il n’y a presque aucune nouveauté et ils se résument à arrêter des cambriolages, des voitures, désamorcer des bombes (avec le retour des mini-jeux aux composants électriques) et sauver des otages. Désamorcer des bombes avec le Spidey-Bot est peut être l’une des seules « nouveautés » de ce côté-là.

Un nouveau type de collectible, les œuvres d’art, fait son apparition (10 au total) et ont été ajoutés de manière intelligente, dans le sens où ils ont un rapport avec l’histoire.

Comme dit précédemment, vous pouvez en profiter également pour récupérer les sacs à dos ou photographier les monuments manquants.

La vraie nouveauté concerne les défis de Screwball. Ils sont peu nombreux (5) mais propose trois activités distinctes : combats, combats avec gadgets imposés et désactivation d’émetteurs IEM.

Mais la nouveauté réside dans le fait que pendant ces défis, vous pouvez toucher des cibles de photobombes. Kézako ? Et bien en fait c’est simple, lors des combats vous devrez tuer un ennemi dans la zone violette, dès lors une jauge s’affichera à l’écran. Le but est d’appuyer sur le plus tard possible (idéalement dans la partie verte) pour marquer des points supplémentaires.

Dans le cas des défis électromagnétiques, il faudra passer dans des endroits précis (avec +) pour faire apparaître la jauge.

C’est amusant et ça apporte une dose de complexité aux challenges sans être toutefois insurmontable. Vous obtiendrez même un trophée si vous les terminez tous avec un score spectaculaire ou plus (de couleur bleu, niveau du milieu).

Si la plupart des ennemis possèdent les mêmes techniques que lors de l’histoire principale, il faut souligner l’ajout de gros balourds armés de gatling ! Il est très difficile d’éviter les balles à moins d’être dans les airs. De plus ils n’hésiteront pas à vous porter des coups avec leur arme, ce qui fait très mal même en mode facile. Un conseil, éliminez-les en premier avec par exemple l’utilisation de toiles électriques.

Dans ce DLC, vous conservez toutes vos compétences, pouvoirs de tenues, et améliorations de gadgets.

Notons également la réutilisation des énigmes aux composants électroniques et chimiques… A défaut d’avoir quelque chose de nouveau, on s’en serait bien passé.

Convaincant ?

J’ai mis un peu moins de 3 heures pour terminer ce bout d’aventure, ramasser les 10 collectibles, réaliser les 5 défis de Screwball et stopper les 20 crimes ; et au passage obtenir 100% des trophées. Si on ne juge pas un jeu (ou un DLC) par sa durée de vie, on peut cependant établir un rapport prix/durée de vie. Et là je trouve que c’est un peu cher : 7.99€ seul ou 19.99€ dans le season pass.

Je garde vraiment un avis mitigé sur cette première extension. J’ai toujours le sentiment que le jeu a été amputé de cette « quête annexe » à cause, d’une part, d’une annonce prématurée (selon moi) et d’autre part, le manque de nouveautés flagrantes.

Et ce n’est pas l’ajout des trois nouvelles tenues, qui au passage n’apportent rien de nouveau (même pas un pouvoir de tenue) si ce n’est l’esthétisme, qui va me faire changer d’avis.

La réalisation technique est toujours impeccable et l’histoire assez prenante même si elle se termine par un cliffhanger et qu’il faudra patienter jusqu’au dernier DLC pour avoir le fin mot de l’histoire. Mais cela est-il suffisant pour bien apprécier cette extension, sortie un mois après le jeu ?

Malgré de bonnes idées (défis de Screwball, ennemis à la Gatling) je me suis un peu ennuyé. J’aurai peut-être dû attendre la sortie du thème entier (les trois extensions de « la Ville Qui ne Dort Jamais ») pour me jeter dessus. L’histoire aurait été complète et j’y aurai forcément passé plus de temps.

Ce que j’ai aimé :

  • Les défis de Screwball
  • Les ennemis armés de gatling
  • Toujours un plaisir de se hisser de building en building
  • Histoire prenante

Ce que je n’ai pas aimé :

  • Les nouvelles tenues qui n’apportent rien (même pas de pouvoir)
  • Un peu cher pour le contenu
  • Toujours les énigmes aux composants électriques et chimiques
  • DLC qui laisse sur sa faim
  • L’impression que le jeu de base a été amputé
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