Je n’ai pas pour habitude de commencer mes tests avec des titres qui résument ce que je pense du jeu. Toutefois je fais ici une exception pour Max : the Curse of Brotherhood et je vous explique pourquoi j’ai adoré ce jeu.

Il était une fois…

Max the Curse of Brotherhood, c’est avant tout une histoire, simple, et enfantine. Un beau jour, en rentrant de l’école, Max fatigué en avait assez de voir encore et encore son frère s’amuser avec ses jouets. Après quelques recherches sur la toile, il trouva une formule magique qui lui permettrait de se débarrasser de lui pour quelques temps. Oui mais voilà, bien qu’il n’y croyait pas au fond de lui, la formule fonctionna à merveille et Félix fut enlevé et transporté dans une zone parallèle par une bête immonde.

Avant que le portail vers cette zone ne se referma, Max eut le temps de sauter à l’intérieur pour secourir son frère. Ses regrets ne se sont pas fait attendre !

Une fois dans l’autre monde, notre héros fut très vite désemparé face à toutes les créatures monstrueuses qu’il vit. Armé de son marqueur, qui au fil de l’aventure sera rempli d’encre magique, Max comprend, que pour sauver son frère, il devra affronter l’horrible Mustacho et ses sbires.

Un stylo qui fait couler beaucoup d’encre

La majeure partie du gameplay repose sur l’utilisation du marqueur à l’encre magique. Au début de l’aventure, le stylo n’est imprégné que d’une seule couleur et donc que d’un seul pouvoir : celui de créer des piliers plus ou moins élevé.

Dans le jeu chaque interaction possible avec le marqueur est signalée par un halo de lumière correspondant à la couleur de l’encre. Une fois le stylo positionné dessus (touche enfoncée et déplacement du joystick), un cercle apparaît et détermine la portée d’utilisation de l’encre magique. Au fur et à mesure que vous déplacez le stylo pour par exemple créer un pilier plus ou moins haut, l’encre se vide.

Dans diverses situations il ne sera donc pas possible de créer des piliers aux dimensions improbables. Si vous vous êtes trompé, vous pouvez bien entendu casser le pilier (touche ) pour le reconstruire ensuite.

Les premières énigmes sont assez simples car dans les premiers niveaux, vous n’avez qu’un seul pouvoir. Les choses se corsent une fois que vous obtenez les autres : celui de la nature (encre verte), de l’eau (encre bleue) et du feu (et encre violette).

Avec tous ces pouvoirs, c’est à vous de trouver la bonne solution pour continuer votre route : créer des plateformes à l’aide de piliers, attacher des lianes à une branche pour traverser un gouffre plus important, casser des murs, ou encore créer un cube de branches pour atteindre un mécanisme élevé, etc.

Une fois les 4 encres magiques possédées, les combinaisons seront plus importantes et c’est là que repose l’ingéniosité du gameplay.

Pour la plupart des énigmes, vous aurez tous le loisir de prendre votre temps pour réfléchir. Mais lorsqu’il s’agira de fuir les sbires de Mustacho, vous devrez allier réflexion, coordination et dextérité pour ne pas mourir bêtement. Le studio a pensé à tout et vous propose dans ces moments-là, une phase de ralenti où vous pourrez avoir un peu plus de temps pour réfléchir mais surtout pour exécuter votre action. C’est bien pensé, d’autant que parfois dessiner au marqueur n’est pas si aisé et précis que ce qu’on pourrait penser.

Souriez, vous êtes surveillé !

Vous vous en doutez, Mustacho garde un œil sur vos faits et gestes. Et pour cela quoi de plus pratique que d’éparpiller dans les différents mondes plus de 75 yeux maléfiques. Ils font partie des collectibles du jeu et vous devrez prêter attention si vous ne souhaitez pas en louper car parfois ils sont cachés dans le noir et ne bougent que très peu.

Là encore le jeu, propose de manière intelligente, un suivi. A l’aide de slots, vous pouvez être en mesure de savoir si vous avez loupé le premier, le deuxième ou le troisième, etc., œil. Cela permet de représenter visuellement l’endroit où il peut se trouver.

Si vous en croisez, vous devrez les arracher (touche ) empêchant ainsi Mustacho d’avoir un œil (^^) sur vous. Dommage que cela n’est pas plus d’incidence que ça sur le jeu. On aurait pu imaginer des modifications de gameplay (boss plus facile par exemple).

Il y a également des morceaux d’amulette à trouver. Parfois elles sont visibles mais difficile d’accès, parfois il faut essayer plusieurs chemins pour les trouver.

Une aventure marquante

Avec ses énigmes retords, qui n’effraieront pas les habitués de ce genre de jeu, Max The Curse of Brotherhood propose une excellente durée de vie. Il faut entre 6 et 7 heures en ligne droite sans chercher à arracher tous les yeux maléfiques ni même à trouver les morceaux de talisman perdus, pour terminer le jeu.

Si en plus de ça, vous souhaitez pousser le challenge un peu plus loin, essayez donc d’obtenir le trophée platine. Hormis le fait de devoir ramasser tous les collectibles, vous devrez terminer certains niveaux sans mourir et pour deux d’entre eux, ce n’est pas une mince affaire.

Vous pouvez vous procurer le jeu pour 19.99€, ce qui franchement est un prix très correct.

Un joli coup de crayon

Bien loin des grosses productions AAA de ces dernières semaines (Assassin’s Creed Origins, The Frozen Wilds, Star Wars Battlefront II, etc.), Max the Curse of Brotherhood m’a vraiment séduit : une histoire simple et un gameplay bien pensé permettant de proposer des énigmes sympas bien que simples pour les habitués du genre.

Sa direction artistique proposant des décors de fond animés et des couleurs tantôt chaleureuses tantôt lugubres, est vraiment superbe. Les animations ne sont pas en restent et font penser à certains films d’animations des studios tels que Disney Pixar ou encore Illumination Entertainment. Le studio se paie même le luxe de traduire le jeu dans plusieurs langues.

Si vous souhaitez vraiment passer un bon moment sans vous prendre trop la tête, je vous recommande ce jeu, c’est clairement mon coup de cœur de cette fin d’année.

Points positifs :

  • Visuellement superbe : décors et animations
  • Des idées dans les énigmes
  • Les phases de fuite couplées aux moments de ralentis
  • Gameplay simple mais efficace
  • Rapport qualité/prix/durée de vie plus que correct

Points négatifs :

  • Quelques fautes de traduction (vraiment pour chipoter)
  • Des énigmes simples pour les habitués du genre
  • Un marqueur parfois imprécis
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