Sorti en 1996 sur la première console PlayStation, PaRappa the Rapper revient 20 ans plus tard dans une version remasterisée. A-t-il gardé le rythme ?

Un titre dépoussiéré ?

Si personnellement je n’avais pas joué à ce jeu (créé par NanaOn-Sha) à l’époque – ni sur PlayStation, ni sur PsP (version améliorée sortie en 2006) – ni même essayé la démo qui était disponible, le nom de PaRappa m’a tout de suite parlé. En effet celui-ci était présent dans le roster de PlayStation All-Stars Battle Royale. Je me souviens parfaitement du slogan du jeune rappeur : « i gotta believe ».

Au premier coup d’œil, on ne peut que constater que le passage en 1080p fait du bien. Le menu, basé par groupe de tuiles, chacun associé à des boutons est on ne peut plus clair. Différentes options s’ouvrent alors à vous comme le passage en mode 4:3 (16:9 de base) ou encore le choix de la difficulté (facile ou normal). Si choisir la facilité dès le début permet de se faire la main, ce mode de difficulté en revanche, ne vous autorisera à jouer que les 3 premiers niveaux.

Même si le jeu propose une initiation (toujours via le menu des options), il faut avouer que pour ceux qui ne connaissent pas le jeu, il est difficile de comprendre ce qu’il faut faire. En réalité c’est très simple. Une ligne affiche plusieurs boutons de votre manette. Un premier curseur défile pour vous montrer le rythme. Ensuite le second curseur représentant PaRappa défile sur la ligne et c’est à vous d’appuyer correctement sur les touches.

Pendant cette séance d’entraînement on ne peut que constater le timing parfait imposé par le jeu. Il est vraiment très difficile d’appuyer au bon moment et quand on pense y être arrivé, il s’avère qu’en réalité non. C’est assez frustrant d’autant que le jeu ne propose aucun système de calibrage contrairement aux jeux actuels du même genre.

Le constat continue durant la progression dans les 6 niveaux. On arrive quand même à s’en sortir, en obtenant une note « Good » à la fin, mais il s’avère très compliqué de faire progresser le flow jusqu’à obtenir une note « Cool » (même si celle-ci ne se débloque que lors du second run). On a vraiment l’impression que le jeu possède un côté aléatoire lors de la validation des notes et à l’écran cela se traduit, sur certaines chansons, par une chute du score jusqu’à obtenir la note affreuse. A noter que ces dernières sont classées comme suit : « affreuse » (awful), « mauvaise » (bad), « bonne » (good) et « cool ».

Si toutefois vous grimpez rapidement au pallier maximum, vous passerez en mode freestyle. La barre de rythme disparaît alors. A vous donc de choisir quelles notes vous souhaitez jouer, vous pouvez faire n’importe quoi, appuyer sur toutes les touches en même temps, rapidement ou non, là encore il n’y aucune indication de ce qu’il faut faire. Si vous arrivez à maintenir votre note « Cool » le plus longtemps possible, la partie s’arrêtera et vous n’aurez même pas à terminer la leçon, le jeu jugeant que vous êtes « trop bon » et que vous n’avez plus besoin de conseils. Les animations qui se produisent lorsque vous atteignez le pallier « Cool » sont assez sympas, à l’instar de Chop Chop Master Onion qui éclate les murs de son Dojo.

Cinématiques des années 90

Les animations lorsque vous rappez sont assez simplistes mais restent assez mignonnes. Là encore le passage en haute définition apporte un vrai plus au jeu. En revanche les cinématiques qui introduisent chaque niveau sont vraiment affreuses. Pixélisées de toute part, on se demande pourquoi il n’y a pas eu un travail là-dessus. C’est vraiment dommage car même si le scénario reste enfantin, il est assez amusant et on aurait aimé avoir des cinématiques de qualité.

Par ailleurs j’ai quand même trouvé les personnages assez atypiques et amusants, à condition de prendre l’intégralité du titre au second degré. Les musiques (chantées en anglais) quant à elles sont joliment retravaillées, le son est impeccable et la traduction parfaite ! (même s’il n’y avait rien à faire de ce côté-là).

Un tempo continu

Le jeu souffre d’une rejouabilité quasi-nulle pour la simple et bonne raison que les notes sont systématiquement les mêmes à travers les parties. Ce constat est justifié par les scènes qui vont de pair avec la musique et par chacune des notes associées à une action précise de PaRappa à l’écran. En mode normal, il m’a fallu un peu plus de 2h pour terminer l’aventure (sans passer les cinématiques). J’ai d’ailleurs obtenu plus de la moitié des trophées, pour le reste il faut réaliser un score « Cool » sur chaque niveau.

Le bon flow, ce n’est pas pour tout de suite

PaRappa the Rapper Remastered ne propose que le strict minimum : un passage en 1080p (basé sur la version PsP) sans aucun travail sur les cinématiques qui restent vraiment affreuses. En revanche, les graphismes et animations lorsque vous rappez sont assez sympas.

La rejouabilité quant à elle est quasi-nulle et le jeu est relativement court : 2h pour terminer l’aventure, sans passer aucune cinématiques, en mode de difficulté normale et en obtenant un score « Good » (sans trop forcé).

Sony a voulu dépoussiéré un titre mais n’a vraiment pas fait l’effort de proposer des nouveautés. Le système de calibrage se fait cruellement ressentir, d’autant qu’on ne comprend pas du tout ce qu’attend le jeu (en terme de tempo).

Malgré tout, pendant 2h, je me suis bien amusé, les paroles sont assez marrantes et les personnages atypiques. Toutefois, c’est un jeu que j’ai mis rapidement de côté.

Ce que j’ai aimé :

  • Les musiques correctement remasterisées
  • Assez amusant dans l’ensemble
  • Animations et dessins colorés

Ce que je n’ai pas aimé :

  • Trop court
  • Cinématiques affreuses
  • Pas de calibrage
  • Rejouabilité nulle

Test réalisé à partir d’une version fournie par PlayStation France.

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