Rise of The Tomb Raider, la suite du reboot initié en 2013, arrive enfin sur la console PlayStation 4 de Sony, l’occasion de vous partager mes impressions.

Merci à l’éditeur de m’avoir fourni une copie du jeu pour effectuer ce test.

Une exclusivité terminée !

Si vous ne le saviez pas, Rise of the tomb Raider est la suite du reboot Tomb Raider sorti en 2013 sur PS3 (puis sur PS4 en version remasterisée un an plus tard). Ce nouveau départ marque donc la volonté de Square Enix de rafraichir une licence qui a marqué les joueurs PlayStation. Ce n’est pas pour autant que le studio a hésité longtemps avant de signer un partenariat avec le géant Microsoft afin qu’il puisse garder pendant un an la primeur des nouvelles aventures de Lara.

Je le répète encore et toujours mais les exclusivités sont une belle connerie (le contenu exclusif PlayStation sur Destiny est un exemple de belle connerie également)…

C’est donc moins d’un an après, et pour fêter les 20 ans de la série, que Rise of the tomb Raider sort sur PS4 avec tous les DLC parus à ce jour (pas moins de 4). Ceux qui possèdent le dernier accessoire de Sony (le casque de réalité virtuelle PSVR), peuvent acheter également bénéficier d’une mission dédiée.

En 2013, le premier épisode avait été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme, celui-ci semble également avoir fait sa place parmi les titres à posséder de cette fin d’année. Mais qu’en est-il vraiment ?

Un scénario dur comme la glace

Alors naufragée dans le précédent épisode, c’est de son plein gré que Lara se met en quête d’un mystérieux artefact ayant le pouvoir de procurer l’immortalité. Ce n’est pas sur ce point que je jugerai le jeu car il faut bien l’avouer, les pouvoirs magiques, artéfacts, reliques sacrées et autres sont légions dans la série des Tomb Raider si bien que l’on éprouve une sensation de déjà-vu.

Passé outre cette histoire banale, on se rend vite compte que le scénario est quand même bien ficelé et plein de rebondissements. Si les joueurs incarnaient une Lara timide, parfois désemparée dans le précédent épisode, on retrouve ici une jeune femme changée. L’assurance et la bravoure sont deux mots qui font désormais partis du vocabulaire de cet épisode.

La mise en scène est juste incroyable, digne des grands films d’actions, même si on ne peut s’empêcher de retrouver quelques similitudes à Uncharted. Qu’importe, c’est une recette qui marche, en tout cas j’ai trouvé que cela fonctionnait plutôt bien.

Un gameplay toujours identique

Si vous pensiez que la suite de Tomb Raider allait réinventer le genre TPS, alors vous vous êtes trompés. Mais est-ce pour autant un mal ? Je ne pense pas. Rise of the Tomb Raider a su resté sur une ligne directrice en proposant un gameplay simple mais efficace.

La touche sert toujours à viser et la touche à tirer ou décocher une flèche. La sélection d’armes se fait toujours avec le pavé directionnel même si au début votre arsenal est limité. En corps à corps, selon les compétences débloquées, vous serez même en mesure d’effectuer des esquives () suivie d’une contre-attaque (). Mais vous pouvez toujours faire le choix d’attaquer avec . C’est d’ailleurs ce bouton qu’il faudra presser pour éliminer furtivement un ennemi, que vous soyez derrière ou au-dessus de lui.

Durant les combats, certaines compétences de Lara révéleront tout leur potentiel. En effet par exemple, elle peut transformer une bouteille en cocktail molotov, une boite de converse en bombe à clous, une radio en explosif. Mais elle pourra également intéragir avec les éléments du décor. Tirer sur un bidon d’essence provoquera une explosion qui mettra les ennemis à terre.

Le mode survie (activable avec une pression sur R3) permet d’entourer d’un halo jaune les ressources et matériaux que vous pouvez ramasser. Mais ce mode marque également les ennemis. S’ils sont en jaune vous pouvez les éliminer sans vous faire repérer tandis qu’ils sont marqués en rouge, les tuer attirera les ennemis proches. Les indications vertes font référence à des quêtes optionnelles en cours tandis que le violet concerne le DLC Baba Yaga.

De plus ce mode indique également les éléments avec lesquels Lara peut interagir. Il devient donc un outil indispensable pour progresser dans l’aventure mais surtout très utile pour le crafting.

Comme son prédécesseur, il y a dans Rise of the Tomb Raider certaines zones que vous ne pouvez pas traverser sans avoir l’outil adéquat comme par exemple les flèches-grappin (capable de tirer des éléments, de tendre une corde entre deux points pour en faire une tyrolienne, de s’en servir comme liane, etc.).

Comme toujours Lara sera capable de se suspendre aux rebords mais sa plus grande capacité viendra de l’utilisation de son piolet. Avec celui-ci elle pourra grimper sur des murs de glaces mais aussi (avec une amélioration) le lancer pour se hisser plus facilement.

On a donc ici un gameplay varié quoique un peu surréaliste mais cela a toujours été le cas dans la série.

Lara Craft ou l’art des améliorations

Dès le début du jeu, vous serez confrontez au crafting (ou confection). Les fans de Far Cry seront ravis puisqu’on retrouve dans Rise of the Tomb Raider, les mêmes mécanismes. Désormais il faudra ramasser du bois, des feuilles, du minerai, etc. pour construire des flèches, améliorer vos armes et outils mais aussi pour se soigner ou confectionner des explosifs.

Les différentes ressources sont visibles en mode survie (simple pression sur R3) ce qui est donc assez pratique pour ce qui est de ramasser les champignons, pièces d’or ou pour dénicher quelques trésors bien cachés.

Au fil de ses pérégrinations, Lara découvrira comment enflammer les flèches de son arc ou comment les imprégner de poison. Mais ce n’est pas tout, car à chaque feu de camp vous aurez l’opportunité d’améliorer vos armes ainsi que votre précieux piolet.

Si au début vous ne possédez que l’arc, vous obtiendrez rapidement des armes comme le fusil à pompe, le pistolet ou encore une mitrailleuse. Et parmi ses armes, vous acquerrez également des variantes. Par exemple vous serez en mesure d’utiliser un arc à poulies. Bien que faisant plus de dégâts, vous mettrez plus de temps à recharger. Chaque arme a ses atouts et ses faiblesses. A vous de choisir la bonne.

Mais l’acquisition de ces variantes se fait en ouvrant de grosses malles présentes dans le jeu. Il faudra trouver 4 pièces pour construire cette arme et l’utiliser par la suite.

C’est aux feux de camps également que vous pourrez améliorer vos armes : ajouter un viseur à votre mitrailleuse, augmenter le nombre de cartouches, etc. Tout est personnalisable.

Il en va de même pour les attributs de Lara. Répartis en trois catégories, « Chasseur », « Castagne » et « Survivant », vous aurez l’embarras du choix pour dépenser vos points de compétences. Ces points se récoltent d’ailleurs en tuant des ennemis, en ramassant des objets (reliques, documents, etc.) ou en progressant dans l’aventure.

Enfin, vous aurez à votre disposition une panoplie de tenues. Certaines se débloquent en réalisant des missions secondaires. Hormis pouvoir se balader avec des tenues plus ou moins classes (et sexy pour d’autres), certaines d’entre elles vous confèrent des bonus permanents. Elles ne sont donc pas à négliger surtout au début de l’aventure.

Du bon sens ?

Les énigmes, puzzles et autres salles remplies de secrets font partie du cœur de Tomb Raider. Qui n’a jamais pris le temps de chercher tous les trésors dans Tomb Raider II ou III ? De même que récemment, qui n’a jamais essayé de résoudre toutes les énigmes dans Lara Croft et le Temple d’Osiris ?

Rise of the Tomb Raider n’échappe à la règle. Comme son aîné, vous retrouverez en autre les fameux tombeaux. Facultatifs, à vous de décider de le trouver afin de résoudre l’énigme qui s’y trouve. Trouver la solution vous débloquera une compétence qui vous facilitera la suite des aventures.

Il faut avouer que personnellement j’aime ce genre de défis mais je les ai trouvés beaucoup trop simples. Encore une fois, Square-Enix a su joué la carte de l’accessibilité.

Là encore cette facilité se fait grandement ressentir sur le choix de la difficulté en début de nouvelle partie. Personnellement j’ai joué en mode « Survivant » (difficulté 4/5) et à part un combat, je n’ai vraiment pas eu de mal à terminer l’aventure. Pour le combat en question, je l’ai réussi au bout d’une quinzaine d’essais mais uniquement parce que j’étais à court de munitions.

Néanmoins je n’ai pas boudé mon plaisir pour autant. J’ai vraiment adoré le côté exploration et missions facultatives que propose le jeu. Car oui dans Rise of the Tomb Raider, certains PNJ vous proposeront des missions. Par exemple, on vous demandera de détruire des drones, de tuer des sangliers pour nourrir les villageois, etc. Ces requêtes permettent de mettre de côté l’histoire principale tout en s’amusant et en faisant progresser les attributs de Lara et les compétences de ses armes.

On notera également la présence de monolithes et autres reliques anciennes. En les analysant, Lara peut améliorer son niveau de grec, mongol et russe. Certains documents ne peuvent être lus qu’à un niveau avancé. On est assez surpris de voir la capacité d’apprentissage fulgurante. De plus celui-ci ne se résume qu’à la lecture de documents. Même si au final l’analyse des monolithes vous dévoile la présence de trésors cachés sur la carte, j’ai trouvé ça déroutant.

Une direction sonore et artistique au top !

Aujourd’hui beaucoup ne jure que par les graphismes. On peut dire qu’ils seront servis ici. La direction artistique est tout simplement grandiose. Le niveau de détail, que ce soit des personnages ou de la faune et de la flore est vraiment soignée.

Les jeux de lumière ne sont vraiment pas en reste surtout dans les zones intérieures ou même une faible luminosité nous montre un niveau de détail assez surprenant. Square Enix Montréal n’a vraiment pas lésiné sur ce point-là d’autant que le jeu tourne en 1080p et 30 images par seconde.

Toutefois, on peut s’empêcher de noter une certaine répétitivité des décors, surtout dans les zones en plein air. Les textures étant assez travaillées, on oublie vite ce détail. Il n’est pas rare d’admirer les paysages pendant quelques secondes avant de poursuivre l’aventure.

Aucun clipping n’est présent malgré un jeu aux zones plus vastes et qui se veut plus ouvert que son prédécesseur.

La bande-son quant à elle n’est pas mise de côté. Tantôt oppressante, tantôt dynamique, elle colle parfaitement à l’univers du titre. J’ai personnellement aimé le doublage français notamment grâce au fabuleux jeu d’acteur d’Alice David. Vous noterez d’ailleurs que le doublage est omniprésent. Lorsqu’elle court, trouve un objet, chute, rencontre des ennemis, Lara exprime son émotion. Entre désarroi, joie, peur, frustration, tout ce background émotionnel permet de s’imprégner encore plus de l’aventure. En revanche la synchronisation labiale n’est vraiment pas au point même si j’ai personnellement vite oublié ce détail.

Tout vient à point a qui sait attendre…

L’attente du titre sur PlayStation 4 n’a pas été veine. En effet Square Enix a jugé utile d’ajoute l’intégralité des DLC sortis à ce jour sur le disque. Même si certains d’entre eux sont discutables, la plupart permettent d’augmenter considérablement la durée de vie, initialement très correcte.

En effet comptez entre 15 et 20 heures de jeu sans se presser pour terminer l’aventure principale dans un niveau de difficulté moyen.

Si vous vous sentez l’âme d’un aventurier, n’hésitez pas à explorer toutes les zones afin de récupérer documents, reliques et autres trésors dans le but de compléter le jeu à 100%. D’autant que lorsque vous analysez les monolithes, la position de ces éléments est revélée sur la carte. Les trophées (également présents dans les DLC) eux aussi apportent des challenges supplémentaires comme le fait de tuer un poulet en plein vol à l’aide d’une flèche enflammée.

Rise of the Tomb Raider propose une excellente durée de vie et son prix (49.99€) est réellement accessible pour un jeu sorti il y a moins de trois semaines.

L’ascension de Lara ?

On aurait pu appréhender le retour de Lara dans ce nouvel épisode mais je dois avouer avoir été agréablement. Malgré le peu de changements apportés dans le gameplay et quelques nouveautés ajoutées ici et là, Rise of the Tomb Raider est une belle réussite.

L’équipe de Square Enix Montréal fait un sans-faute sur la direction artistique en nous proposant un niveau de détail assez élevé. L’ambiance sonore couplée avec un scénario certes classique mais bien ficelé, fait mouche.

Au final même si les énigmes et puzzles restent assez simples, on ne peut pas en vouloir au studio, qui essaie de proposer le jeu au grand public. La présence de l’intégralité des DLC est vraiment un plus et permet d’augmenter la durée de vie de manière significative mais si certains d’entre eux sont discutables.

J’ai vraiment pris du plaisir à jouer à Rise of the Tomb Raider et je vous le recommande vivement, surtout si vous avez apprécié le premier. C’est également le genre de jeu que je prendrai plaisr à platiner. Une bonne idée pour les fêtes de fin d’année ?

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Ce que j’ai aimé :

  • Le retour des défis tombeaux
  • Le craft
  • Une direction artistique sublime
  • Le doublage français de qualité
  • Tous les DLC inclus
  • La bande son
  • Un scénario classique mais prenant et bien ficelé
  • L’exploration et la multitude de choses à faire

Ce que je n’ai pas aimé :

  • Un jeu bien trop facile
  • Finalement peu de nouveautés par rapport à son aîné
  • L’élément de survie finalement peu présent
  • L’apprentissage des langues finalement peu intéressant
  • La synchronisation labiale

2 commentaires approuvés sur cet article

  1. Nikolastation -

    « Pour fêter les 25 ans de la série… » > Heu, il me semble que ce sont les 20 ans de la saga :-p

    J’aime beaucoup le jeu, étant en train d’y jouer. Le scénario n’est pas d’une originalité déconcertante mais se laisse suivre. Un très bon épisode :-)

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