N’étant pas un spécialiste de la franchise, j’ai laissé le soin à Karlmax28 d’effectuer le test de Call of Duty Black Ops III à ma place.

Merci à Activision de m’avoir fourni une copie du jeu sur PlayStation 4 pour faire ce test.

Avant-propos

En l'an 2065...

On dit que l’automne est une demeure d’or et de pluie. Pour le studio Treyarch et Activision, Black Ops III sera-t-il une parure dorée ou bien une douche froide ?

Ce troisième opus arrive à point nommé avant les fêtes de Noël, les lutins du studio Treyarch ont bien travaillé. Avec ce nouvel ouvrage le studio nous propose un blockbuster futuriste naviguant dans les dédales de l’esprit de notre cyber-soldat affrontant des hordes de robots hyperpuissants. Un an après Advanced Warfare, Black Ops III nous plonge dans un monde chaotique dévasté par les guerres ; mais est-ce que ce nouveau Black Opus va satisfaire les fans inconditionnés de FPS ?

Men in Black

Choix de la difficulté

Une fois le jeu installé sur la bécane (45min environ !), le moment est venu de choisir entre les différents modes : campagne, solo, multijoueur, zombie … allons prendre l’air à la campagne. Bien installé vous devrez choisir comme à l’accoutumé entre « Recrue », « Seconde Classe », « Commando », « Vétéran » et avec en prime un impitoyable nouveau mode « Réaliste » (offrant 50% d’Exp supplémentaires).

Pas de costume, pas de cravate, ni de Neuralyzer, vous choisissez le visage et le sexe et c’est parti pour 2065. Quarante ans après les méfaits du trafiquant d’armes Nicaraguayen, notre soldat est propulsé dans un monde protégé par un soi-disant système de défense anti-aérien (Directed Energy Air Defense ou D.E.A.D., bizarre cet acronyme non ?) où un paquet de milices s’affrontent pour contrôler les ressources de la planète Terre.

Partez en mission avec votre pote.

Après un petit tour dans une base militaire Ethiopienne pour sauver le premier ministre égyptien, notre soldat se fait rétamer sévère par un robot, et ici l’expression « Pas de bras, pas de chocolat » prend tout son sens, je vous laisse découvrir cela grâce aux nombreuses cinématiques du jeu.

Quelques temps après vous vous réveillez dans un l’hôpital et vous voilà transformé en Robocop survitaminé doté de l’Interface Directe Neuronale (IDN). Après quelques missions pour se faire la main, vous partez avec votre « pote » Hendricks pour tenter d’arriver au bout de cette aventure mêlant l’imaginaire au réel (Inception sort de ce corps).

Docteur House

Un bar

Dans ce nouvel épisode de la saga, vous ne serez pas uniquement face à des soldats humains, mais aussi à une palanquée de robots en tout genre, ce qui change donc du gameplay habituel. Heureusement pour y faire face Treyarch a tout prévu, l’IDM, les Cybercores et la maisonnette. Tout d’abord cette fameuse interface neuronale, le principe est assez simple, une puce électronique est implantée dans le cerveau et sur la colonne vertébrale de nos « cyborgs » et c’est magique : force augmentée, restauration d’armure, courir sur les murs, contrôle des ennemis et des engins, communication mentale entre eux, etc.

Les Cybercores offrent à nos cyber-soldats encore d’autres super bio-capacités, celles-ci ne sont disponibles qu’à partir d’un certain niveau ensuite il faudra utiliser vos kits de fabrication durement gagnés lors des missions afin de les débloquer/améliorer. Trois types de CyberPouvoirs sont disponibles : martial, contrôle et chaos, mais il faudra choisir car vous ne pourrez pas tout développer immédiatement. Ces pouvoirs vont par exemple de l’onde de chocs, au sprint amélioré en passant par le mode invisible à la Predator ! Attention lors des combats, ces pouvoirs sont à utiliser avec parcimonie, car une fois dépensés ceux-ci se rechargent plus ou moins vite. Comme dans les Kinders®, il y a même des petites surprises comme les cartes Jokers ou le Black Market, mais pour connaître les détails il faudra jouer !

La Safe House sera quant à elle votre maisonnette sécurisée, vous pourrez visualiser les objets trouvés pendant les missions, voir vos progressions, examiner les futures missions, personnaliser vos pouvoirs et armes, accéder aux simulateurs, lire la presse, …mais pas de bières, dommage. Il y a même un petit atelier, vous permettant de faire le tuning de vos armes : esthétique, stickers, peintures, blasons, … tout est possible ou presque. Bref, ces débriefings entre chaque mission permettent au joueur une meilleure immersion dans le jeu, on regrette simplement que lors d’une sauvegarde (et lorsque l’on quitte) en plein milieu d’une mission, il faille revenir dans la Safe House et recommencer la mission depuis le début, mais bon c’était déjà le cas avant…

Edge of Inception

Interface neuronale

La Warner Bros n’a qu’à bien se tenir, avec Black Ops III, Treyarch signe ici (malgré quelques chutes de framerate ici et là) de belle animations graphiques avec un rendu à 60fps, les personnages et les décors sont bien détaillés, la bande son (tirs, bruits de rechargement des armes, explosions, …) est assez bien réussie. Bon concernant l’histoire, on s’emmêle un peu les pinceaux entre réalité / rêve et entre rêve / réalité, mais globalement le mélange futuriste hollywoodien passe bien.

En mode campagne les combats sont bien orchestrés et l’enchaînement de ceux-ci permet une bonne accélération du rythme cardiaque et une montée progressive d’adrénaline du joueur. On appréciera le fait de pouvoir faire une petite pause Kit Kat® caché derrière un mur pendant que votre « pote » Hendricks élimine tous les ennemis à la ronde, ce détail augmente encore la sensation de réalisme des combats. Treyarch a même prévu une chasse au trésor avec des objets à récupérer pendant les missions que vous pourrez ensuite visualiser dans la Safe House. Si vous n’êtes pas rassasié et que vous voulez encore plus d’adrénaline, je vous conseille le mode « réaliste » qui mettra vos nerfs à rude épreuve !

Les douze salopards

Les décors multijoueurs sont variés

On ne peut pas parler de Call of Duty, sans parler du mode multijoueur. Fluidité, rapidité, possibilité de se battre à 12 joueurs, voler dans les airs, courir sur les murs, cartes multijoueur… les joueurs ne s’ennuieront pas une seconde mais c’est le principe d’un jeu en ligne. Qui dit nouvel opus dit nouveautés, avec Black Ops 3, les développeurs intègrent les spécialistes (pas le film de 1985 avec Giraudeau et Lanvin !) et des nouveaux modes de jeu.

Le principe des spécialistes est assez simple, vous rentrez dans la peau d’un personnage possédant deux pouvoirs que vous débloquez avec de l’expérience vous permettant ainsi d’avoir un personnage sur mesure. Concernant les modes, ils sont nombreux : Arena, Safeguard, Free Run,… par exemple, dans le mode Free Run (style Parkour) le but est assez simple il faut arriver premier tout en évitant les pénalités avec en prime la possibilité de jouer à deux joueurs grâce à l’écran splitté.

World War ZZ

Shadow of Evil

Comme les précédents Black Ops propose un mode Zombie, mais vous pourriez vous demander : que vient faire ce jeu dans le jeu ? Ben je ne sais pas, mais avec Shadow of Evil le résultat est superbement réussi. L’histoire se déroule dans les années 40 et vous incarnez un des quatre personnages de la ville de Morg City. Ce qui est cool c’est que les personnages ressemblent à des acteurs connus, on reconnaîtra entre autre Ron Perlman jouant le rôle d’un boxeur ! L’ambiance et le design de Morg City nous propulse bien dans un jeu de zombie lugubre et angoissant à souhait, la map est conséquente et les vagues de zombie vous fonçant dessus (et pas que des morts-vivants d’ailleurs) ne vous laisseront aucun répit.

Ici le mode multijoueur est indispensable pour progresser et passer les niveaux, de plus pour aider nos pauvres combattants Treyarch a pensé à des petites nouveautés : des distributeurs de chewing-gums pour les capacités, la possibilité de se transformer en bête tentaculaire, réanimation des autres copains, des secrets … mais chuttttttttt !! Autre point intéressant, comme les autres modes du jeu, le mode Zombie utilise le même principe de progression basé sur votre EXPérience ainsi qu’une interface unifiée.

C’est chaud !

Plus que 46 à avoir !

Chasseurs de trophées, vous en aurez pour votre argent. Préparez-vous à passer quelques longues heures sur le jeu car les trophées ne sont pas simples du moins pour les néophytes du genre. Comptez environ une centaine d’heures pour obtenir le platine, si toutefois vous avez les compétences nécessaires.

Il faudra d’abord terminer le mode Campagne dans la difficulté la plus élevée, Réaliste, en plus de voir réaliser quelques actions spécifiques (ex éliminez 5 ennemis avec 5 armes différentes en moins de 30 secondes). Si vous vous en sortez indemne, le mode Shadow of Evil vous attend avec des objectifs particulièrement corsés. Mais ce n’est pas tout puisque le mode multijoueur proposera également des challenges intéressants, divers et variés (atteindre le niveau 55 notamment).

Le platine n’est pas réservé au premier venu mais vous proposera une bonne dose d’adrénaline.

COD3 or not COD3 ?

Un jeu abouti

Malgré un mode campagne au scénario confus, Black Ops 3 est un bon Call of Duty qui devrait satisfaire les fans inconditionnés de FPS. La diversité des modes multijoueurs ainsi que le mode zombie permettent une durée de vie accrue au jeu que la campagne seule n’aurait su apporter. Black Ops III est un jeu abouti qui laisse présager (encore) un bel avenir à la série Call of Duty si les développeurs ne baissent pas le rythme et corrigent les petits défauts (encore) présents ici et là …

Points positifs

  • Scénario du mode campagne
  • Multijoueur au top
  • Mode zombie de Shadows of Evil un peu barré
  • L’impitoyable mode « Réaliste »
  • Graphisme, cinématique et bande son de très bonne qualité
  • La SafeHouse
  • Des trophées intéressants

Points négatifs

  • Scénario du mode campagne un peu flou
  • Quelques chutes de framerate
  • Trop d’attente lors de l’installation

Merci à Luluvroumette38 pour sa relecture.

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