The Assignment nous avait laissé sur une fin haletante, fort heureusement la suite, The Consequence est arrivé chez nous 1 mois après, de quoi avoir rapidement des réponses sur le reste de l’histoire.

La suite des aventures

La suite des aventures

Le temps écoulé entre la parution des deux contenus additionnels ne nous a pas laissé le temps d’oublier le précédent épisode. Le scénario est encore tout frais dans notre tête et l’on ne va pas s’en plaindre. On retrouve donc Juli là où nous l’avions laissé. Le moins que l’on puisse dire est que cette suite monte en puissance. On en apprend plus sur le but de la création du STEM et le rôle de Mobius dans celle-ci.

Le lien unissant Ruvik et Leslie est expliqué plus précisément et on comprend mieux quel est le rôle du supérieur hiérarchique de notre héroïne dans cette machination. La frontière entre réel et irréel est mince et il faudra attendre la fin du DLC pour vraiment comprendre l’histoire dans sa globalité.

Juli aura encore bien besoin de sa lampe torche pour tenter de percer tous les mystères du STEM de Mobius.

Jamais sans ma lampe torche

L'utilisation de bâtons lumineux

La lampe torche, outil intégré depuis le précédent DLC, est toujours l’accessoire préféré de Juli. Néanmoins force est de constater que Tango Gameworks ne s’est pas contenté de reproduire à l’identique le schéma de The Assignment. En effet très vite, suite à une attaque de hantés, vous perdrez votre précieux outil. Qu’à cela ne tienne, non loin de vous se trouve des bâtons lumineux. Bien que leur utilisation soit illimitée, seul trois d’entre eux resteront constamment allumés. Leur utilisation est semblable à celle des bouteilles : la touche sert à calculer, via un arc de cercle, la position finale du bâton tandis que la touche permet de le lancer.

Il faut donc avancer prudemment et ne pas hésiter à utiliser autant de bâtons que nécessaire (sauf pour un trophée qui demande d’en utiliser moins de 10) car des pièges et ennemis vous attendront de pied ferme. Ce passage est très astucieuse, comme si le mode Kurayami qui fait son grand retour (je vous en parle ensuite) ne suffisait pas, elle permet de faire grimper le niveau de peur d’un cran.

Des outils supplémentaires

Les armes et outils

Hormis les bouteilles, beaucoup plus présentes dans cet épisode, et les haches, qui fonctionnent de la même manière que dans The Assignment (touche en vous approchant discrètement de l’ennemi), Juli aura à sa disposition d’autre manière de tuer ses ennemis. Dans certaines zones (peu présentes) elle pourra pousser ses ennemis dans un trou à condition de ne pas se faire repérer.

Mais ce n’est pas tout, car les armes font leur grand retour, le tout étant bien amené scénaristiquement. La première, est une classique arme de poing qui peut faire pas mal de dégâts si vous touchez la tête. Les habitués de The Evil Within ne seront pas dépaysés : pour viser et pour tirer. Un tir en pleine tête vous permettra de tuer vos ennemis instantanément. Plus tard vous aurez l’occasion de mettre la main sur un fusil à pompe qui, à courte distance provoque de lourds dégâts sur un ou plusieurs ennemis. Celui-ci met cependant plus de temps à se recharger. Il se recharge d’ailleurs après chaque balle tirée ou manuellement (touche ).

Cet arsenal est d’autant plus le bienvenu que le premier épisode, privilégiant l’infiltration et l’utilisation de l’environnement, avait laissé quelques fans mécontents. Toutefois, ceux aimant plus ce type de gameplay ne seront pas en reste dans The Consequence, certains passages nécessitant des mouvements discrets et calculés sous peine d’être assailli rapidement.

Des mécanismes similaires

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Bien entendu, Tango Gameworks a gardé quelques éléments par rapport à The Assignment. C’est le cas par exemple de la couverture (touche ) qui vous permet de vous cacher derrière un mur, un meuble ou une porte. Vous pouvez toujours attirer l’ennemi en criant (touche ) mais personnellement je ne l’ai pas utilisé dans cet épisode.

Le système de vie est toujours identique : si vous restez immobile elle se recharge et votre santé se régénère plus vite si vous êtes cachez sous un lit ou dans un placard.

En revanche, oubliez les pièges et l’utilisation de téléphone(s) pour appâter vos ennemis dans des pièces que vous fermerez par la suite. Cette suite possède un côté plus action et est plus dynamique, ce qui fait que le joueur est constamment tenu en haleine.

Plus intense mais plus court

La lettre qu'il faut reconstituer

The Consequence est certes plus intense mais il est aussi plus court que The Assignment. Cela ne m’a pas dérangé, je préfère être à fond dans un jeu pendant deux heures et demie plutôt que de m’ennuyer les trois quarts du temps sur un jeu à la durée de vie approchant la dizaine d’heures.

L’intensité de cet épisode est d’autant plus marqué, que la présence du supérieur hiérarchique de Juli sera pesante et omniprésente. Et c’est normal comme son nom l’indique, vous devrez assumer les conséquences de vos actes et le boss de Juli sera là pour vous le rappeler constamment. Les phases de dialogues sont beaucoup plus ancrées, certainement pour combler le manque de réponses dans l’opus initial.

On retrouve les documents de recherches, les dossiers personnels concernant Juli et les morceaux de lettre conservés précieusement dans des têtes-coffres de gardien dont il faut trouver la combinaison. Vous ne serez pas dépaysé. Là encore les collectibles ont une réelle utilité. Si par exemple vous avez pris le temps de lire ceux de The Evil Within, vous comprendrez mieux certains scènes des DLC. Si vous prenez le temps de reconstituer la lettre dans cet épisode, vous comprendrez également mieux un détail à la fin du jeu. C’est vraiment appréciable et personnellement dans ces cas là, cela ne me dérange pas de faire la chasse à ces objets, d’autant qu’ici ils sont vraiment très simples à trouver (beaucoup plus que dans The Assignment).

Mauvais présage ?

Le canapé du chat noir

Le chat noir et son canapé favori seront de retour, vous permettant toujours de sauvegarder votre progression, en plus des sauvegardes automatiques. Celui-ci est intégré de manière astucieuse dans les décors et cela ne m’a pas choqué outre-mesure.

On retrouve quelques décors familiers mais certains sont totalement nouveaux (comme le commissariat de police de Krimson City). Les développeurs ont fait des efforts même si l’on retrouve certains environnements du jeu de base. Là encore c’est normal, cet épisode (et le précédent) nous fait vivre les aventures de Juli. Si dans The Evil Within vous viviez les scènes du point de vue de Sebastian, vous les vivez ici du point de vue de Juli. Il est très intéressant de comprendre donc les réactions de Juli à certains moments clés de The Evil Within.

Encore plus facile ?

Toujours aussi sombre

J’ai personnellement trouvé The Consequence plus simple que The Assignment. Peut être que lorsque je jouais au précédent, j’étais un peu rouillé. Mais cela s’explique peut être également par la présence de beaucoup plus de cinématiques et dialogues sur la durée totale du jeu. On retrouve bien un boss à chaque fin de chapitre (notez que d’ailleurs les numéros des deux chapitres sont notés 3 et 4 pour bien faire comprendre aux joueurs qu’il s’agit d’une suite) mais ils sont assez simples, du moins en mode Survie.

En mode Kurayami c’est tout autre chose, vous n’y voyez plus rien, même si vous avez toujours votre lampe torche par moment et que de la lumière émane des ennemis. Les boss sont toutefois plus compliqués surtout le dernier que vous devez anéantir en plusieurs étapes.

Toujours comme pour son prédécesseur, en mode Kurayami, c’est le flip assuré. Il serait intéressant de proposer ce mode en option dans le jeu initial… en tout cas cela pourrait changer radicalement la façon de jouer. Comme pour The Assignment, ce mode n’est disponible qu’une fois le jeu terminé une fois en mode Survie et là encore si vous voulez tous les trophées il faudra passer par là.

Mais en dehors de ces coupes virtuelles (gratifiantes), jouez en mode Kurayami propose vraiment un système de jeu excitant. Les trophées sont d’ailleurs à l’identique du précédent DLC : finir les chapitres, trouver les collectibles, réaliser des actions spécifiques et terminer le jeu en mode Kurayami vous apportera le 100%.

Un sans faute ?

On retrouve également la mystérieuse créature du précédent volet

The Consequence est sans aucun doute une belle suite à The Assignement. Riches en révélations, vous comprendrez enfin certains flous scénaristiques laissés en suspens. Si vous avez soif de connaissance vous pourrez toujours lire les documents que vous trouverez. Certains d’entre eux sont selon moi cruciaux.

Tango Gameworks prouve encore une fois son talent et son expérience acquise auprès d’un grand maître de jeu d’horreur : Shinji Mikami. Des décors nouveaux, des passages flippants inédits, des images subliminales subtilement ajoutées : il n’y a aucun doute, nous sommes bien dans un pur chef d’oeuvre du survival-horror.

L’aventure intensifiée à chaque passage ne nous laisse pas le temps de souffler si bien qu’il est également difficile de poser la manette. Seul bémol selon moi : la fin… qui pourra largement servir de base à une suite et pour laquelle on imagine tout un tas de choses. Personnellement je signe immédiatement pour un The Evil Within 2 !

Ce que j’ai aimé :

  • Enfin des armes
  • Scénario encore plus prenant
  • Ambiance toujours aussi flippante
  • Des décors nouveaux

Ce que je n’ai pas aimé :

  • Un seul DLC pour les deux histoires aurait suffit
  • Un mode Kurayami déjà vu
  • Quelques textures grossières

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