Grâce à la générosité de Team 17 je vous propose aujourd’hui un test de Worms Battlegrounds, tout juste sorti sur PS4. Au programme des vers de terre vraiment méchants qui en feront voir des vertes et des pas mures.

Introduction

La franchise n’est plus à présenter tellement d’épisodes sont sortis et ce sur toutes les plateformes : PlayStation 1 à 4, Ps Vita, Android/iOS, PC, etc. C’est parce qu’il y a tellement d’épisodes qu’on se pose forcément la question de savoir, si la licence est toujours aussi bonne qu’à ses débuts ? Ou si le fait de réchauffer sans cesse un même jeu, ne détruit pas ladite licence.

Je suis pour ma part un grand fan de Worms mais je reste réaliste et assez septique quant à cet épisode. J’ai suivi la licence de bout en bout, sur les consoles Sony mais également sur les PC et notamment le célèbre Worms Fort le premier épisode 3D que j’ai testé. Définitivement je pense que si Worms veut connaître le succès il doit rester sur une base 2D et non pas 3D.

Sur les consoles Sony, j’avais joué à Worms, Worms 2 : Armageddon (le remix HD). Je ne m’étais pas procuré Worms Revolution ni même Worms Revolution Extreme (le même épisode mais sur PS Vita) car j’avais vu que l’un des trophées d’un DLC était impossible à obtenir. Je viens d’apprendre qu’un patch a corrigé tout ça. Je sauterai peut être sur l’occasion si une promo se présente.

Mais ce n’est pas l’une des seules raisons qui m’a poussé à ne plus être tenter par cette licence : la monotonie et la répétitivité des épisodes sans forcément plus de nouveautés. Si je réalise un test aujourd’hui sur ce jeu, c’est que j’ai eu la possibilité de l’obtenir gratuitement par Team17 (que je remercie une nouvelle fois au passage) mais je ne sais pas si franchement je l’aurais acheter.

Je profite également de cet article pour vous signaler l’apparition d’une nouvelle rubrique dans mes tests : « Diversité et modes de jeux » qui présentera les divers modes possibles dans un jeu et la diversité qu’il apporte.

Principe du jeu

Le principe du jeu est assez simple. Deux équipes de 4 vers (ou plus jusqu’à un maximum de 8) s’affrontent. Le but étant de tuer tous les vers adverses. Vous aurez à votre disposition tous un tas d’armes autant déjantées les unes que les autres. Mais vous pourrez également utiliser des outils pour vous aider à vous déplacer plus rapidement sur le terrain de jeu : poutre, téléportation, corde ninja, etc.

Je passe vite fait sur l’histoire qui ne m’a pas intéressé et qui ne m’intéresse pas dans ce genre de jeux. Qui plus est j’ai vraiment eu du mal à écouter le scénario et lire les textes certes humoristiques mais tellement rébarbatifs. Sachez toutefois que vous devrez arrêter Lord Mesmer qui tentera de s’approprier la carotte de pierre : une arme puissante.

Test - Worms Battlegrounds - principe de jeu

Navigation et Gameplay

Dès le lancement, dans le menu principal on voit nettement que le jeu a d’abord été créé pour un PC. Au centre de l’écran un pointeur de souris est affiché sans qu’on puisse le bouger. Quand j’ai vu ça je me suis immédiatement dit : « la navigation dans les menus va être très mal optimisée pour une manette ». Et je ne me suis pas trompé… En rédigeant mon guide j’ai parcouru les différentes options notamment pour personnaliser mes vers et j’ai trouvé ça vraiment pénible de devoir aller sur un petit icône en forme de flèche pour voir la suite.

C’est l’un des gros points noirs de ce jeu. Pourquoi ne pas faire défilé le reste du menu avec la flèche ou le joystick ? C’est vraiment pénible mais fort heureusement qu’il n’y a pas ce même système pour la sélection des armes pendant le combat car sinon cela aura été injouable.

Le gameplay de ce Worms est identique aux précédents épisodes. La touche sert à tirer, la touche pour effectuer un saut en avant ou un double saut en arrière ou en avant, la touche à sélectionner les armes et la touche à modifier les options de certaines armes et outils. Les joysticks gauche et droit servent respectivement à se déplacer (et à choisir les armes) et à déplacer la caméra. Les touches et servent à zoomer/dézoomer. Des commandes classiques mais efficaces même si après avoir passé beaucoup de temps sur d’autres jeux, on peut se tromper avec la touche pour laquelle la plupart des développeurs associent la touche de Saut.

Comme à son habitude le vent est présent dans les différentes parties, sous forme aléatoire. Il influe sur certaines armes (bazooka, attaque au napalm, etc.) et certains outils (parachute). Mais certains outils peuvent aussi influencer les armes utilisées, c’est le cas par exemple de l’électroaimant qui changera de façon significative, vos tirs de bazooka et vos lancers de grenades.

Le largage de caisses (pièces, soins, armes, outils) est bien sur présent. En revanche les caisses de pièces sont une nouveauté. Elles contiennent chacune 10 pièces avec lesquelles vous pouvez acheter des armes dans le menu de sélection d’armes (avec ) si vous êtes à sec.

L’une des grosses nouveautés (en tout cas pour moi) est que désormais de l’eau (pas celle présente sur les côtés du niveau) est présente dans les niveaux et l’on peut y marcher dedans. A cette nouveauté est associé tous un tas d’armes et outils aquatiques : pistolet aquatique, bombe à eau, attaque aquatique, oxygène. L’oxygène vous permet d’y respirer car à chaque nouveau tour, chaque ver présent dans l’eau perdra automatiquement 5 points de vie.

Une autre nouveauté (encore une fois pour moi qui est « abandonné » la licence pendant un moment) est le système de rôles du jeu. En effet en début de chaque partie, chaque ver est associé à un rôle : scientifique, éclaireur, soldat, etc. Pour chaque rôle est associé des compétences propres. Par exemple le scientifique régénère chaque ver allié de 5 points de vie au début de chaque nouveau tour. Les éclaireurs peuvent sauter plus loin que les autres, ils dévoilent le contenu des caisses à proximité au début de leur tour et ne déclenchent pas les mines de proximité. Les soldats peuvent faire exploser les grenades une nouvelle fois en appuyant une nouvelle fois sur . Les vers scientifiques soignent les vers alliés au début de leur tour.

De ce rôle dépend également la taille du ver. Par exemple les éclaireurs seront des tous petits vers plus agiles, plus faciles à manier, sautant plus loin, etc. Les scientifiques seront représentés par un gros cerveau et se déplacent comme un ver classique. Quant aux malabars ils sont plus gros et difficiles à manier mais explosent de manière plus conséquente quand ils meurent. Il faudra faire avec cette diversité puisque par exemple un malabar ne passera pas par un trou creusé par un éclaireur avec le chalumeau.

Je n’avais pas souvenir non plus que certaines parties de terrain pouvaient être indestructibles. Pour moi c’était ou tout noir ou tout blanc. Dans Worms Battlegrounds nous avons des parties destructibles et d’autres non. Il est parfois difficile de distinguer les deux (j’y reviendrai dans la partie Graphismes). En revanche sur le terrain de jeu on retrouve toujours nos barils et autres mines de proximité qui permettent d’occasionner des dégâts supplémentaires aux vers ennemis.

Dans le menu des options on peut définir des raccourcis pour certaines armes à l’aide du pavé tactile. Pratique si on l’habitude de jouer avec le même type d’arme. En revanche je ne vois qu’un intérêt à cette utilisation : en multijoueur ou en duel.

Test - Worms Battlegrounds - navigation et gameplay

Diversité et modes de jeu

On peut dire que Worms a toujours été varié dans les différents modes de jeux qu’ils proposent. Ici on retrouve un mode solo répartit en deux parties distinctes. La première, une campagne qui vous permettra de suivre l’aventure de vos vers à la recherche d’une carotte de pierre. La campagne est composée de 25 niveaux et reste donc une partie conséquente de cet épisode. La seconde, Worms Ops, vous mettra dans la peau d’agent spéciaux chargés de réaliser 10 missions chronométrées dans des conditions spécifiques.

Un mode multijoueur est également présent, que ce soit localement ou en ligne. En local vous pouvez jouer en Duel dans deux modes distincts :

  1. Match à mort
  2. Forts

Le premier est un classique de Worms, deux équipes s’affrontent dans le temps imparti. Quand les vers d’une équipe sont tous morts, l’autre équipe gagne. Si les vers restants meurt tous en même temps alors c’est le match nul. A noter que le temps pour jouer, le nombre de munitions, de caisses lâchées, etc. peuvent être paramétrées à souhait dans les options. Et en plus ces paramètres peuvent être sauvegardés dans plusieurs configurations personnelles.

Le second ressemble en tout point au premier à l’exception qu’en lieu et place d’un terrain classique il y aura deux forts, l’un à gauche, l’autre à droite faisant office de base pour chaque équipe. Il sera par exemple plus difficile d’y jouer étant donné le fossé aquatique qui vous sépare de vos adversaires. A noter que le type de fort peut également être modifié dans les options.

Une chose que j’ai trouvé vraiment géniale (mais que j’aurais trouvé réellement abusée dans le cas contraire) est le fait de pouvoir jouer à deux en local avec une seule manette !

Worms intègre également plusieurs modes multijoueurs. Le mode « Battlegrounds » vous permet de créer un clan et d’affronter ainsi avec vos amis d’autres clans. Ceux qui sont friands de classement et statistiques en tout genre seront ravis, mais personnellement ce n’est pas mon cas. Je ne trouve aucun intérêt à savoir que mon clan fait partie des meilleurs ou que j’ai joué tant de vers en ligne et autres.

Le mode classique vous permet de faire des parties classées ou non contre des adversaires ou même des amis en match privé. Là encore un classement est disponible pour savoir qui est le meilleur, etc…

Les modes multijoueurs proposé sont donc assez classiques et auront le mérite de ne pas rebuter la plupart des joueurs habitués. En revanche pour le côté innovation, il faudra repasser.

Test - Worms Battlegrounds - diversité et modes de jeu

Graphismes

Les graphismes de Worms Battlegrounds sont loin d’être convaincants pour une jeu PlayStation 4. Même si les menus sont plutôt agréables à regarder, les décors quant à eux ne sont pas dignes d’une console next-gen et de ce que l’on a déjà vu auparavant sur Worms.

Certains décors peuvent être destructibles d’autres non, et parfois on a vraiment du mal à distinguer les deux, si bien que l’on peut sans faire exprès utiliser un chalumeau ou un marteau-piqueur qui seront donc inefficaces. Et c’est exactement la même chose pour la distinction entre les décors au premier plan (ceux où vous faites marcher vos vers) et les décors en arrière plan. Il m’est arrivé à titre d’exemple de tomber plusieurs fois car je croyais que cela faisait partie de la terre ferme (du moins les premiers combats).

Quand on regarde les précédents épisodes de Worms, notamment les épisodes sur PlayStation 3, on se demande ce qui a bien pu se passer ? Dans les précédents épisodes, les décors étaient soignés, reconnaissables et on distinguait rapidement où l’on pouvait et où l’on devait aller pour en découdre rapidement. Dans Battlegrounds j’ai vraiment été perdu dans chaque niveau, je ne savais pas où me rendre etc.

Enfin globalement j’ai trouvé les décors assez sombres. Worms est censé être un jeu fun, drôle et complètement déjanté. J’ai pas vraiment eu cette sensation quand j’y ai joué.

Concernant les textes affichés durant les parties et notamment les tutoriels, je les ai trouvé personnellement flous si bien qu’on a du mal à les lire. La police de caractères est peut être mal choisie mais c’est l’un des raisons qui m’a poussé à ne jamais les lire (heureusement qu’on peut les écourter).

Test - Worms Battlegrounds - graphismes

Bande-son

Il n’y a pas grand chose à dire sur la bande son en elle même. Une musique de fond est présente pendant les combats et c’est tout. A peine audible, elle reste en retrait, ce qui n’est pas une mauvaise chose.

Il faut souligner la banque de sons disponible pour vos vers, qui vous laisse choisir parmi des configurations de voix que l’on retrouvait dans les différents épisodes. Je regrette toutefois l’absence de voix Françaises. Je ne les ai pas toutes essayées mais je n’ai rien trouvé qui correspondait à ça.

Test - Worms Battlegrounds - bande-son

Prix et durée de vie

Vous pouvez obtenir le jeu pour 24.99€ sur le PlayStation Store en version dématérialisée ou pour 37.90€ en version boite sur par exemple Amazon (voir liens plus bas).

La durée de vie est très correcte pour ce jeu notamment si vous vous attardez plus longtemps sur le mode multijoueur et les trophées et si êtes intéressé(e) par le scénario et les dialogues associés (ce que j’ai fait pour ma part).

Comptez une dizaine d’heures pour venir à bout des missions de la campagne et les missions spéciales de Worms Ops. Si vous aimez organiser des soirées chez vous, alors des parties à 4 joueurs peuvent s’avérer réellement amusantes et rentabiliseront encore plus votre achat.

Trophées

Les trophées sont correctement répartis et vous demanderont de jouer à la fois au solo et au multijoueur. Beaucoup de trophées peuvent se réaliser avec une seule manette en mode Duel ce qui est intéressant. Vous obtiendrez pas mal de trophées automatiquement sans vous en rendre compte même si pour ma part, j’ai cherché la manière de les obtenir plus facilement pour rédiger mon guide.

Attention cependant aux trophées « Commando » et « Ding »qui est mal traduit. Pour le premier, il vous faudra terminer les missions de Worms Ops en moins de 8 minutes au total. Pour le second il vous faut simplement gagner un niveau de clan supplémentaire. Lors de l’envoi de mon test à Team 17, je leur ai fait part de cette erreur.

Un guide est à disposition ici : http://www.ashesheart.fr/guide-des-trophees-de-worms-battlegrounds/

Test – Worms Battlegrounds – trophées

Conclusion

Worms reprend ce qui a fait le succès de la série en oubliant au passage certains éléments importants (les décors). Malgré quelques originalités intéressantes, on regrettera des problèmes gênants (temps de chargement, caméra, décors sombres et plans peu identifiables).

Si vous ne connaissez pas la licence Worms et que la PlayStation 4 est votre première console, ce jeu vaut la peine que vous vous attardiez dessus ne serait-ce que pour le côté fun. En revanche si vous suivez la série de près ou de loin (comme moi) vous serez certainement déçu de cet épisode. Je vous conseillerai même de vous rabattre sur un Worms 2 Armageddon ou un Worms Revolution qui semblent mieux aboutis.

Aujourd’hui en retraçant l’historique de cette licence, je me demande si ce n’est pas l’épisode de trop ?

Les points positifs :

  • Plein d’armes funs que je ne connaissais pas
  • L’humour omniprésente dans l’histoire
  • Les voix des vers toujours aussi fun ! (Yes sir !)
  • On peut jouer à deux voir plus avec une seule et unique manette
  • Les différents rôles des vers (scientifique, éclaireur, etc.) avec leurs caractéristiques et mouvements propres
  • C’est toujours aussi fun d’exploser des vers !

Les points négatifs :

  • Les temps de chargement trop long par rapport au support et à la qualité des graphismes
  • Navigation des menus vraiment pénibles
  • Les textes sont difficiles à lire
  • Les décors, qui nous aident pas franchement à s’y retrouver
  • La gestion de la caméra que l’on doit systématiquement recentrer !
  • Temps de réaction de l’IA parfois un peu longue

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