30 ans après l’original et après une sortie sur Nintendo Switch en fin d’année dernière, Toki, le célèbre singe est de retour.

30 ans après…

Initialement, Toki (Juju Densetsu en japonais) était sorti en 1989 sur les bornes d’arcades, NES et Amstrad CPC. Plus tard, un portage sur SEGA Megadrive, dirigé par Ocean Software, a été réalisé. Ce n’est finalement qu’en 2010 que Golgoth Studios, dans lequel travaillent Philippe Dessoly et Pierre Ardane, décide de refaire entièrement le jeu pour Xbox.

Après plusieurs dates annoncées, un kickstarter, le jeu ne verra jamais le jour sur cette plateforme.

Finalement en 2018, avec l’aide de Microids, Philippe Dessoly et Pierre Ardane rempilent et développent le jeu sur Nintendo Switch. A cette époque, aucune sortie sur d’autres plateformes n’était envisagée… Mais en 2019, le jeu est également annoncé sur PS4, Xbox One et PC.

Seule la PS4 bénéficiera d’une édition physique. On oublie aussi pour ces consoles, la superbe édition collector parue en novembre sur Nintendo Switch.

Concernant l’histoire de Toki, celle-ci reste bien évidemment inchangée : le sorcier Vookimedlo a enlevé Miho la petite amie de Toki et a par la même occasion transformé ce dernier en singe.

Du cœur à l’ouvrage

Comment 30 ans après, remettre un jeu au gout du jour, en modifiant ses graphismes de manière originale ? « Tout simplement » en dessinant à la main les décors, les personnages, les effets, le menu. Le moins que l’on puisse dire c’est que les créateurs ont mis du cœur à l’ouvrage. Alors certes, ils connaissaient parfaitement leur jeu mais le comparatif, 30 ans après est bluffant.

Personnellement j’avais pas mal joué à Toki sur Megadrive, j’en garde donc un excellent souvenir. Avec ce remake, malgré les dessins plus beaux, je n’ai pas perdu mes repères. Parfois sur certains niveaux, je me surprenais à me rappeler l’apparition de telle ou telle créature.

Les graphismes sont colorés, vivants, que ce soit au premier comme au dernier plan. Ils s’adaptent parfaitement à l’air du temps. Globalement c’est toujours plus appréciable quand les décors sont fait main. J’avais eu la même agréable surprise lorsque j’avais joué à la Malédiction du Serpent (Les Chevaliers de Baphomet 5).

Une attention toute particulière a également été porté aux boss et à leurs animations. C’est splendide ! Le nouveau design les rends encore plus méchants, à l’instar de Boloragog, qui au fil des années a vraiment évolué.

Par ailleurs, après chaque niveau, une carte du monde est affichée avec une introduction à la prochaine zone. C’est vraiment très soigné !

Du côté de la bande-son, là aussi un gros travail a été fait. Les musiques ont totalement été réorchestrées. De plus un jukebox (accessible via « extras » dans le menu principal) permet d’écouter une trentaine de morceaux. Des bruitages ont également été ajoutés, comme lorsque Boloragog appelle des renforts.

Enfin si vous êtes nostalgique, vous pouvez utiliser pas moins de 6 filtres rétro, qui modifieront l’aspect graphique du titre. Ces filtres s’activent également dans le menu « Extras ».

Un gameplay inchangé … ou presque

Toki, fonctionne sur le principe du Die & Retry. Vous n’avez qu’un seul point de santé, le moindre coup vous ait donc fatal. Toutefois avec ce remake, le développeur a ajouté des checkpoints pour éviter de recommencer entièrement le niveau. Est-ce que cela rend le jeu plus facile ? Ce n’est pas si sûr.

En effet parfois le gameplay est imprécis, notamment pour esquiver certains projectiles ennemis. Pour autant le jeu reste très agréable à jouer et comme il se termine assez rapidement (30 minutes en ligne droite) on retient assez facilement les apparitions des ennemis et leurs coups. L’esquive en devient plus facile.

Si vous souhaitez corser un peu le jeu, vous pouvez également augmenter la difficulté. 4 niveaux sont disponibles : facile, normal, difficile et très difficile. En réalité, augmenter la difficulté signifie simplement diminuer le nombre de vie et de « continue ».

Pour se débarrasser de ses ennemis, Toki tire des boules d’énergie. Vous pouvez contrôler la direction des tirs avec le joystick gauche. Au fur et à mesure de votre progression, vous pourrez même ramasser des bonus permettant de changer ce tir : triple tir, jet de flamme, double tir ondulé. Côté déplacements, Toki peut monter aux lianes (normal c’est un singe) mais aussi nager sous l’eau… comme dans la version arcade !

Les mécaniques d’arcade restent présentes. Ainsi tous les 70 000 points ou tous les 50 pièces, vous gagnez une vie. Ces valeurs retombent à zéro, lors de l’utilisation d’un « continue ».

Enfin l’ajout d’un mode speedrun, fera la joie des aficionados du scoring. A noter que ce mode, les filtres et le jukebox sont uniquement disponibles dans les versions PS4, Xbox One et PC.

Toki, un jeu rikiki ?

Le remake de Toki, a fait l’objet d’un soin tout particulier par ses créateurs originaux. Mais cela n’est pas étonnant quand on sait la passion qui les animent (voir l’interview de Philippe Dessoly et Pierre Ardane). Les graphismes fait maison, font mouche dès la première minute de gameplay. Les musiques réorchestrées viennent chatouiller nos oreilles, pour notre plus grand plaisir.

La difficulté pourra en rebuter certains mais plaire énormément aux autres : tout dépend de ce que vous attendez du jeu. Toutefois on déplore l’absence de grosses nouveautés comme par exemple l’ajout d’un ou plusieurs niveaux supplémentaires ou pourquoi d’un mode « Boss Rush ». Ce ne sont que quelques idées même si c’était un réel plaisir de croiser à nouveau la route de Toki.

Son faible prix (21,90€) fera probablement craqué les derniers récalcitrants.

Ce que j’ai aimé :

  • Graphismes somptueux
  • Réorchestration des musiques superbe
  • Plusieurs modes de difficultés
  • Ajout de fonctionnalités : speedrun, jukebox, filtres rétro
  • Du challenge !
  • Son prix

Ce que je n’ai pas aimé :

  • Frustrant par moment
  • Une difficulté qui pourra en rebuter certains
  • Jeu qui n’est pas fait pour les enfants
  • Gampeplay parfois imprécis
  • Très court

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