Récemment, j’ai eu l’occasion de me plonger dans l’univers de la création de Final Fantasy VII, avec les Mémoires de FFVII.

Avant-propos

J’ai certainement déjà du vous le dire mais Final Fantasy VII est le jeu qui m’a fait découvrir les RPG Japonais. C’est le jeu qui m’a fait connaître Square et cette licence culte. Celle qui devait être la “dernière fantaisie” d’Hironobu Sakaguchi, son créateur.

Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai terminé FFVII : sur PlayStation, PC et PS4. C’est peu de dire que j’attends avec impatience le remake qui sortira en avril prochain. J’en attends beaucoup et je fais vraiment confiance à Square Enix pour en faire un titre majeur de la PS4.

Et comme pour tout licence que j’affectionne particulièrement, j’essaie de glaner le maximum d’informations dessus. Et quoi de mieux pour ça que les Mémoires de FFVII : confessions des créateurs. Cet ouvrage est paru chez Third Editions l’année dernière et fait environ 240 pages.

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Une finition de qualité

Dans sa version normale, un écrin cartonné recouvre le livre. Les lettres “VII” sont découpées soigneusement pour épouser les mêmes lettres (de couleur dorée) présentes sur la couverture. En plus d’être très joli (c’est le visuel que j’ai utilisé pour l’article), cet écrin permet de protéger l’ouvrage. Cela est du plus bel effet dans une bibliothèque. Il existe également une édition First Print, elle aussi est très soignée.

Comme toujours chez Third Editions (je l’ai constaté avec les deux premiers tomes de Kingdom Hearts) , le papier est de qualité et la manière de disposer chacun des éléments permet une lecture des plus confortables.

Dans le livre vous trouverez également un marque page avec plusieurs trous de forme carré. Celui-ci sert en réalité également à déchiffrer un code présent dans le livre. Personnellement je ne me suis pas amusé à le décrypter tellement j’étais happé dans la lecture… Mais je n’en occupe cette semaine.

Un enchaînement logique

En commençant la lecture, je pensais trouver dans ce livre, uniquement des informations concernant Final Fantasy VII. Mais ce n’est pas le cas. Plutôt que de parler de but en blanc de ce projet faramineux, le livre introduit intelligemment les débuts de Square. Comment un club d’informatiques regroupant des passionnés s’est transformé en une immense société. Le livre est découpé en plusieurs chapitres (7 au total) et sous-sections qui expliquent au lecteur comment FFVII a vu le jour. La fin du livre regroupe mêmes les biographies de certaines personnalités comme Sakaguchi, Amano ou encore Kitase.

Dès les premières heures de lecture, ce qui frappe, c’est le travail titanesque (et de fourmi) accompli par Matt Leone. En effet de multiples interviews des grands noms de Square (Nomura, Kitase, Sakaguchi) sont recopiées dans le livre de la plus belles des façons qu’il soit. L’auteur ne s’est pas contenté de retranscrire les discussions les unes à la suite des autres. Il a pris des petits bouts ici et là de chaque interview pour faire une suite de phrases, de répliques, liées les unes aux autres. Avec ces commentaires croisés, “l’histoire” s’enchaîne parfaitement et la lecture est très fluide. Quand Nomura répond à une question, Kitase prend la suite pour argumenter de son côté. C’est comme si toutes les personnes interrogées dans cet ouvrage (et il y en a beaucoup) étaient dans la même pièce au même moment.

Je n’imagine pas l’immensité du travail de préparation en amonts sur les sujets à aborder et en aval pour retranscrire et disposer ça de manière cohérente.

Rien n’est passé sous silence

J’ai beaucoup apprécié les nombreuses anecdotes que regorge cet ouvrage. J’en connaissais certaines mais d’autres pas du tout. On pourrait penser qu’à cause de contrats de confidentialité, certains éléments auraient pu être omis, mais en réalité tout ce qui est écrit est amplement suffisant pour comprendre l’étendu du projet, les complications qu’il y a eu, les enjeux, etc.

Comme je vous l’ai dit, ce livre ne traite pas uniquement de FFVII. En témoigne le passage sur la création de Spirits Within, les choix de Sakaguchi, et ce qui amena Square au bord de la faillite au point de fusionner avec son principal concurrent de l’époque… Enix.

Le livre ne passe pas sous silence également la séparation entre Square et Nintendo (FFVII devait sortir sur Nintendo 64 et non pas sur PlayStation) et le mariage avec Sony. J’ai été surpris d’apprendre plein de choses sur cette société et sur FFVII.

D’autres anecdotes aussi intéressantes les unes que les autres vous attendent dans cet ouvrage.

Un livre indispensable pour un titre majeur

Ces mémoires ne traite en aucun cas de l’histoire de FFVII (jouez au jeu vous en saurez plus :)) mais parle de quelque chose de plus profond. Avec cet ouvrage, Matt Leone a franchi un cap, celui de retranscrire dans un livre, les pensées des acteurs majeurs de Square, de ceux qui ont œuvré pour créer Final Fantasy VII mais pas uniquement. Final Fantasy VII est un titre incontournable, qui a inspiré de nombreux autres jeux au même titre que Square “Sakaguchi” a inspiré de nombreuses sociétés.

J’ai été happé par la lecture de bout en bout (que j’ai terminé en deux jours, un week-end), et vraiment passionné par tout ce qui était écrit. J’ai appris beaucoup de choses sur un univers que j’adore vraiment.

Quand on voit l’enjeu porté par FFVII a l’époque, on comprend pourquoi le remake relève d’une attention particulière au sein de Square Enix aujourd’hui.

J’ai été conquis par cet ouvrage. Lisez-le et venez en discuter avec moi.

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