Faisant parti des multiples sorties du mois de juillet, Odin Sphere Leifthrasir m’a beaucoup séduit… du moins au début.

Merci à l’éditeur de m’avoir fourni une copie du jeu (PS Vita) pour effectuer ce test.

Un remaster de plus ?

Un titre publié par NIS AmericaSi vous ne le saviez pas, Odin Sphere Leifthrasir est le remaster du titre éponyme (le Leifthrasir en moins) sorti sur PlayStation 2 en 2007 (2008 pour l’Europe).

A l’époque c’était Square Enix qui s’était occupé de localiser et d’éditer ce jeu en version PAL.

Pour ce remaster c’est NIS America qui s’est occupé de proposer ce titre sur le territoire européen en juin 2016.

Toujours développé par Vanillaware, Odin Sphere Leifthrasir nous plonge dans le monde incroyable et fantastique d’Erion.

A cinq c’est mieux !

Cornelius, l'un des personnagesLa première fois que vous lancez le jeu vous retrouvez Alice dans son grenier, accompagné de son chat Socrate et sur le sol se trouve un grimoire. Cet écran fonctionne un peu comme un menu, le côté original en plus. En effet même si au début vous ne pouvez que lire l’histoire de ce seul livre, par la suite vous aurez plus de choix.

L’histoire d’Odin Sphere Leifthrasir est racontée à travers 7 grimoires (6 sans avoir la vraie fin). Les cinq premiers vous permettront d’incarner cinq personnages différents : Gwendolyn, Cornelius, Mercedes, Oswald et Velvet. Une fois le livre de Gwendolyn terminé, le livre de Cornelius apparaît et ainsi de suite.

Du point de vue du scénario, toutes les histoires s’entrecoupent à un ou plusieurs moments. Vous pouvez d’ailleurs le vérifier à tout moment dans le menu “Archive”. J’ai par ailleurs trouvé intéressant la manière dont l’histoire est racontée au fil des aventures et même si j’y avais joué sur PlayStation 2 (on parle d’il y a 8 ans) je ne me souvenais plus du tout de certains passages ou rebondissements.

Chaque livre étant regroupé en un prologue, six chapitres et un épilogue, vous aurez le loisir de vous balader dans des lieux comme la forêt de Ringford, Titania ou encore le Royaume de Valentine. Et c’est bien l’un des problèmes du jeu. Chaque personnage sera ammené à repasser par les lieux de la région d’Erion. Pire encore la plupart des boss combattus sont identiques à chaque fois. C’est certainement dû à un scénario qui s’entrecoupe mais je dois avouer qu’à partir de Mercedes (troisième livre donc), j’ai ressenti une certaine lassitude. Heureusement que le gameplay relève de beaucoup ce point négatif.

Les psysphères et les phozons, les nerfs de la guerre ?

Système de combosDans le monde d’Erion tout est basé sur les phozons, c’est un peu ce qui représente la vie. L’histoire repose d’ailleurs sur un chaudron capable de produire des phozons. Du coup à chaque fois que vous terrassez un ennemi vous en gagnez. Le personnage pourra les absorber en passant dessus ou bien en maintenant la touche pour les faire venir à soi.

Une fois un nombre suffisant de phozons acquis le personnage peut améliorer ses compétences dites de psyphère. En réalité la psyphère est l’arme que possède le héros. Oswald possède une lance, tout comme Gwendolyn, tandis que Mercedes utilise une arbalète, Cornelius une épée, et Velvet un fouet.

Ces compétences s’acquièrent dans les différentes régions (il y en 21 par personnage). Si certaines se gagnent dans des coffres apparaissant en fin de combat ou en combattant les boss, vous devrez pour 7 d’entre elles (par personnage) lire la description dans le menu pour connaître un indice sur son emplacement. Par exemple on vous donnera l’emplacement d’une clé permettant de déverrouiller la pièce où se trouve la compétence. Vanillaware a essayé d’être original en proposant des énigmes parfois assez tordues. J’ai personnellement beaucoup aimé ce concept.

Les compétencesElles sont regroupées en trois types (active, passive et magique) et peuvent être utilisées lors des combats pour terrasser plus rapidement les ennemis. Vous pouvez paramétrer quatre compétences pour ensuite les utiliser avec et/ou l’un des touches directionnelles, la gauche et la droite comptant pour une seule combinaison. Ces compétences puisent soit dans votre barre de puissance soit dans votre barre de magie.

En plus de la touche principale d’action () qui offre des combats assez dynamiques et nerveux à la manière d’un beat’em all, ces compétences supplémentaires permettent d’apporter de l’originalité dans le gameplay mais surtout de combattre vos ennemis plus rapidement. A cela s’ajoute les compétences propres aux personnages : Mercedes (la reine des fées) qui peut voler comme bon lui semble et tirer par la même occasion à distance, Oswald qui se transforme en ombre lui permettant ainsi d’enchaîner les coups plus rapidement tout en étant plus puissant, etc.

Combat spécial pour MercedesSi vous enchainez rapidement les coups, un compteur des combos apparaît (l’une des nouveautés par rapport à la version PS2). Certaines compétences de psyphères se basent même sur le nombre de combos réalisés. Outre de pouvoir se la péter en réalisant un combo supérieur à 500, vous pouvez recharger votre barre de puissance et gagner des points de magie.

Enfin pour améliorer ses compétences il faut utiliser des phozons, sachant que le nombre nécessaire augmente au fur et à mesure.

Mais vous pouvez également améliorer les attributs des personnages à l’aide de points de capacité que vous gagnez en passant chaque niveau. Pour augmenter de niveau, il suffit de terrasser des ennemis ou bien de manger des plats concoctés par certains PNJ.

Tu veux un bon petit plat ou une potion magique ?

Les plats de MauryS’il y a bien une chose omniprésente dans les jeux Vanillaware c’est la nourriture. Odin Sphere Leifthrasir ne déroge pas à la régle. Ainsi durant votre périple chaque personnage sera amené à rencontrer un PNJ du nom de Maury. Il vous préparera de bons petits plats à condition de lui apporter la recette et les ingrédients nécessaires.

Les recettes peuvent s’obtenir de deux manières. La première en les ramassant dans certains coffres. La seconde en mangeant un plat trois fois. En effet en mangeant souvent un plat, Maury en devinera une recette améliorée qu’il vous donnera. Chaque plat rapporte un certain nombre de points d’expérience de base et des points d’expériences en bonus (par exemple 10000 + 7500). C’est également au-delà de trois fois que le plat en question n’apporte plus de bonus (dans mon exemple à partir de la quatrième fois vous gagnerez uniquement 10000 points d’exp.).

Maury n’est pas le seul à proposer des plats succulents. En effet dans le village Pooka, vous aurez le loisir dans un restaurant ou dans un café. Pas question ici d’apporter les ingrédients, vous devrez payer en pièces sonnantes et trébuchantes. Cela permet de dépenser son argent trouvé sur les lieux de bataille.

A noter qu’en plus de vous donner de l’expérience, ces plats vous permettent de regagner votre santé et d’augmenter le nombre maximum de points de vie.

Autre principe que l’on retrouve souvent dans les RPG : l’alchimie. Ici on ne déroge pas à la règle. Mélanger de la matière avec une plante ou une autre potion vous donne des résultats qui peuvent vous sauver la vie dans un combat. En effet, Vanillaware a pensé à tout et vous pourrez contacter une flopée de potions : restauration des points de santé (ou des points de magie), suppression des altérations d’états, gain de phozons, attaque magique (blizzard, volcan, toxine, cyclone, etc.), etc.

En revanche, tout comme pour les plats, vous devrez au préalable trouver les recettes, celles-ci se trouvant uniquement dans certains coffres.

Une réalisation parfaite ?

Des boss charismatiquesLa réalisation graphique d’Odin Sphere est absolument magnifique. Même si on parle d’un action-RPG 2D, les décors ne se contentent pas d’être statiques. Si à cause du problème précédemment décrit, on retrouve un bestiaire peu varié, ils sont modélisés de manière caractéristique. Surtout les boss qui sont pour la plupart du temps plus grands et plus imposants que vous et avec un panel d’animations propre (Bélial le dragon est mon préféré).

Le gameplay ne souffre pas de ralentissements à cause des différents effets lumineux ni même à cause de l’enchaînement des coups ou encore la présence d’ennemis sur le champ de bataille parfois nombreux (si vous ne vous dépêchez pas de les tuer).

Du côté de la localisation, on notera le fait de pouvoir choisir entre les voix anglaises ou japonaises, ainsi qu’un jeu entièrement sous-titré en français. C’est d’autant plus plaisant que le scénario entrecoupé est parfois difficile à suivre.

Enfin à noter qu’une option cross-save vous permet de récupérer votre sauvegarde PS Vita ou PS4 depuis l’un ou l’autre plateforme.

Il y en a pour longtemps ?

Une durée de vie correcteEn ligne droite il faut compter 5 à 6 heures par personnage. Il faudra donc entre 25 et 30 heures pour terminer les cinq premiers grimoires. Ajoutez encore quelques heures pour terminer le jeu complétement. A noter que vous pouvez obtenir une fin secrète en combattant les différents boss du dernier grimoire avec certains personnages.

Si vous êtes amateur de trophées, sachez qu’au moins 60% d’entre eux s’obtiennent en jouant naturellement. Outre le fait de finir chaque livre de chaque personnage et d’apprendre toutes les compétences psyphères, vous devrez récolter toutes les entrées de journal (recette de plat, recette d’alchimie, livre d’histoire, etc.).

Toutefois vous en aurez obtenu plus de la moitié si vous parcourez les niveaux à fond systématiquement. A ce titre achetez la carte de chaque région avec chaque personnage au PNJ présent dans la première zone de repos.

Un retour en beauté ?

Un excellent action-RPG 2D !
Odin Sphere Leifthrasir est incontestablement l’un des plus beaux remaster de cette année. Avec une réalisation technique et graphique impeccable, un système de combos et de combats dynamiques et très nerveux, vous prendrez du plaisir à terrasser la moindre créature. Seul petit bémol : la lassitude éprouvée au bout de 15 heures de jeu ainsi que la redondance du bestiaire. On notera toutefois l’effort réalisé sur l’ajout des voix japonaises pour les plus grands fans.

J’ai pris du plaisir à jouer à ce remaster et je vous le conseille fortement si vous n’avez pas joué à l’épisode PlayStation 2, ou si comme moi vous ne vous rappelez plus trop du jeu.

Les plus :

  • Une réalisation graphique et technique impeccable
  • Le principe de l’alchimie et de la nourriture
  • La compétence Berserk d’Oswald
  • Une histoire bien ficelée
  • Textes en français
  • Sélection de voix japonaises

Les moins :

  • Lassitude des niveaux
  • Redondance du bestiaire
18/20

2 commentaires approuvés sur cet article

  1. cireza -

    En accord total avec l’article, j’ai moi-même testé le jeu et mes commentaires sont sensiblement les mêmes.

    Très agréable à faire par morceaux en réalité. On fait un perso, on pose le jeu 1 semaine ou 2, et on y revient avec plaisir.

    En espérant que ça ne sera pas le dernier Vanillaware à sortir sur Vita… (13 Sentinels où es-tu ???)

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