Sept ans ! il s’est écoulé sept ans depuis le premier The Last of Us, qui a marqué bon nombre de joueurs sur PlayStation 3.

Tout vient à point à qui sait attendre

The Last of Us Part II a été annoncé en décembre 2016, lors de la PlayStation Experience. Il aura fallu attendre près de 4 ans avant de voir débouler la suite de la toute nouvelle licence créée par Naughty Dog, évoquée la toute première fois en 2011. On peut donc facilement penser, que le projet existe dans la tête des créateurs de Crash Bandicoot, Jak & Daxter et plus récemment Uncharted, depuis plus de 10 ans !

Si par son scénario, Heavy Rain reste le jeu qui m’a le plus touché émotionnellement, The Last of Us premier du nom m’a marqué comme jamais par son gameplay, son histoire touchante, et son mode multijoueur bien pensé et au combien addictif.

Ce jeu a été pour moi, une expérience unique, que j’ai aimé faire et refaire, sur PS3 mais aussi PS4 (Remastered), pour en comprendre toutes les facettes.

Il n’est donc pas étonnant de voir qu’en lançant cette seconde partie pour la première fois, plusieurs questions m’ont submergées : est-ce qu’il fallait obligatoirement proposer une suite aux aventures de Joël et Ellie ? La fin de The Last of Us, et les précisions apportées sur Left Behind n’étaient-elles déjà pas suffisantes ? Le studio Naughty Dog arrivera-t-il à proposer assez de matière, de contenu, sans dénaturer le premier épisode, en tombant dans le classicisme et la facilité ?

Une histoire de vengeance

The Last of Us Part II se déroule 4 ans après la fin des événements du premier épisode. Dans le premier épisode, Joël et Ellie finissaient par retourner à Jackson, dans le Wyoming. Aujourd’hui, ils y ont trouvé refuge, et mènent une vie paisible malgré la menace constante du cordyceps et de ses infectés.

Mais cette tranquillité va faire volte-face lors d’un événement tragique qui sera loin de laisser indifférent Ellie. En quête de vengeance, la jeune femme s’est jurée de trouver et de faire payer un à un les responsables de cette tragédie.

En proie entre bien et mal, Ellie devra faire face aux conséquences de ses actes, aussi bien physiques, qu’émotionnelles.

Jusqu’au bout des doigts

Il n’est pas étonnant de s’extasier devant un titre Naughty Dog. The Last of Us Part II n’échappe pas à la règle et nous montre tout ce que la PS4 a dans le ventre. Fort de leur expérience sur des titres comme Uncharted 4 : A Thief’s End ou encore plus récemment Uncharted : The Lost Legacy, le studio américain a mis en avant tout son savoir-faire dans cette suite pour proposer une réalisation poussée du moindre détail.

Et ce ne sont pas les différents trailers pré-lancement du jeu qui nous diront le contraire, comme celui dévoilé lors de l’annonce officielle du jeu en 2016 lors de la PlayStation Experience. Regardez les mouvements précis des doigts d’Ellie, lorsqu’elle joue de la guitare. Quand on sait que le jeu n’en était qu’à ses débuts à ce moment-là, on est encore plus surpris quand on joue à la version finale.

Comme son aîné, The Last of Us Part II n’est pas avare en lieux post-apocalyptiques, en proie à la nature, qui semble ici également avoir repris ses droits. En plus de 20 ans (la pandémie a eu lieu en 2013, et cette suite se déroule en 2037), les paysages ont largement eu le temps de changer. Bien que certains décors restent lugubres et sombres (le meilleur moyen de cacher les petits défauts donc), on s’attarde à analyser et chercher le moindre détail. Le tout est très cohérent et s’enchaîne parfaitement sans jamais se ressembler.

Les décors sont saisissants et les paysages et panoramas à couper le souffle. La moindre animation est là pour nous rappeler le travail colossal effectué par Neil Druckmann et son équipe. On le voit d’ailleurs suffisamment dans les différents trailers dévoilés jusqu’à présent et notamment le dernier retransmis lors du State of Play : l’herbe qui bouge en fonction des mouvements d’Ellie, les animations lorsqu’elle perfectionne son arme, les phases de gameplay dans l’eau etc.

L’émotion, au cœur du jeu

Vous le savez maintenant, le fil directeur de ce jeu est la vengeance. Et quoi de mieux qu’une modélisation très aboutie des personnages pour nous le montrer. Le visage et les expressions d’Ellie sont d’une précision incroyable, que ce soit pendant les phases de gameplay, les cinématiques précalculées ou encore les animations en temps réel.

Là encore il suffit de regarder les traits sur le visage d’Ellie dans le trailer du PSX 2016. On voit facilement toute la haine et la revanche qui l’animent. Que ce soit au niveau des paysages, des animations, des effets de lumière ou encore des personnages, le studio a fait un travail colossal et minutieux.

Aujourd’hui, un plus grand laps de temps sépare deux grosses sorties pour un même studio. A titre d’exemple The Lost Legacy est sorti en 2017, soit il y a 3 ans maintenant. Les jeux AAA comme The Last of Us sont de moins en moins avares en détail et en animations. Cela demande du temps et beaucoup de travail. Mais quand on voit le résultat, on est content d’avoir attendu aussi longtemps et d’avoir un jeu de cette qualité.

Guns, craft et survie

Ce qui a fait recette dans le premier The Last of Us a été reconduit dans cette suite, avec bien entendu quelques différences. Certaines, majeures, ont été apportées pour rendre le gameplay encore plus réaliste et plus convaincant, une fois la manette en main. Quelques nouveautés bien amenées poussent encore plus loin le réalisme, comme par exemple lorsqu’Ellie perfectionne ses armes (voir le dernier State of Play).

Les principaux atouts de ce jeu restent avant tout la survie et le craft. Bien entendu, Ellie trouvera tout un arsenal pour se défaire de ses ennemis et assouvir sa soif de vengeance. Il sera donc toujours possible de crafter des éléments et d’améliorer ses armes, soyez rassurez.

Le gameplay n’a pas perdu de sa superbe et personnellement j’ai essayé de faire la majorité du jeu en étant furtif, sans me faire attraper. Ce n’est pas tout le temps simple mais c’est de cette manière que j’aime jouer à The Last of Us : en prenant mon temps, en analysant le positionnement des ennemis et en essayant de trouver le meilleur chemin pour s’en débarrasser ou pour passer inaperçu.

Mais tout comme son aîné, les joueurs plus enclins à promouvoir l’affrontement direct, ne seront pas lésés pour autant. Vous avez envie de vous faire remarquer en tirant à tout va ? C’est tout à fait possible !

Un sans-faute pour Naughty Dog ?

The Last of Us a été pour moi une claque monumentale et concentrait l’essence même de tout ce que j’aime dans le jeu vidéo. The Last of Us Part II marquera brillamment la fin de la vie de la PlayStation 4 (et peut être le début de la PS5 ? ) car c’est sans aucun doute, la dernière grosse production de Naughty Dog sur cette console.

Le studio montre tout ce que la console a dans le ventre en nous proposant un jeu à la réalisation somptueuse et au gameplay utilisant les recettes de son aîné tout en étant enrichi d’une multitude de détails et de nouveautés bien amenées.

Cette suite n’est pas parfaite, à mes yeux en tout cas, pour plusieurs raisons, dont la plupart sont sous embargo. Mais j’en parlerai dans un mois ou deux, quand le jeu sera bien ancré dans la tête des joueurs.

Une chose reste certaine, la licence The Last of Us est l’une des plus emblématiques de la PlayStation. Neil Druckmann n’est d’ailleurs pas fermé à une troisième partie mais la question reste ouverte. Cependant, tout comme Uncharted, il va falloir trouver le juste équilibre, le bon moment pour s’arrêter et ne pas tomber dans la facilité et l’excès.

En attendant, savourez chaque moment, prenez votre temps pour découvrir chaque facette de l’histoire, du gameplay. Ne commencez pas cette suite si vous n’avez pas joué au premier, pour ne pas louper l’occasion de bien comprendre certaines subtilités du scénario.

The Last of Us Part II est un grand jeu, une grande découverte, une expérience unique, l’apothéose de Naughty Dog sur PS4 et marquera j’en suis persuadé un grand nombre de joueurs.

Points positifs :

  • Un jeu viscéral, prenant et addictif
  • Une narration au sommet
  • La capacité du studio à nous emmener là ou on ne s’y attend pas
  • Un doublage de qualité
  • Les environnements superbes
  • Un jeu bien fini
  • Une excellente durée de vie
  • Ellie superbement jouée et doublée
  • Les questions sociétales soulevées

Points négatifs :

  • Les sauts
  • Peu de nouveauté dans le gameplay
  • La musique de Gustavo Santaolalla en retrait par rapport au premier opus
19/20

3 commentaires approuvés sur cet article

  1. otaku160 -

    Merci pour ce test,
    C’est de plus en plus dure de retenir mon envie d’y jouer en ce moment^^ et encore plus après ce test

    1. Ash admin -

      Merci d’être passé écrire un commentaire. C’était difficile de ne pas en dire plus tout en suscitant l’intérêt. Mais je vois que ça fonctionne :)

      Tu verras, c’est un GRAND jeu.

      1. otaku160 -

        De rien, c’est un juste retour de ton travail :) c’est sûr qu’il est plus simple de répondre directement sur twitter ou autre mais je trouve que c’est aussi bien de le dire directement ici ;)
        Merci à toi

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