Disponible depuis 2019 au Japon, je vous propose aujourd’hui le test de Ys IX Monstrum Nox, qui a débarqué chez nous il y a deux semaines.

Test réalisé sur PS5, à partir d’une version physique PS4, fournie par le distributeur, après une quarantaine d’heures de jeu.

Une saga inépuisable

Après le succès de l’épisode VIII, Lacrimosa of Dana dont vous pouvez retrouver mon test ici, Nihon Falcom poursuit les aventures d’Adol Christin, dans un épisode IX intitulé Monstrum Nox. Le jeu est disponible depuis 2019 au Japon et il aura donc fallu attendre un peu moins de deux ans pour le voir débouler chez nous, en français !

La série Ys existe maintenant depuis plus de 30 ans ! Personnellement j’ai fait mes débuts sur The Ark of Napishtim (PS2) avant de passer sur Memories of Celceta, Origin et enfin Lacrimosa of Dana.

Et comme vous le verrez, si vous avez joué à Memories of Celceta et Lacrimosa of Dana, vous ne serez pas dépaysé par les mécaniques.

Un Adol dans la ville

L’histoire commence dans la ville de Balduq, connue par sa légendaire prison entourée de mystères. Dès son arrivée, Adol, accompagné de son fidèle ami Dogi, est emprisonné. Il est accusé d’avoir semer l’ordre et d’être toujours au mauvais endroit au mauvais moment.

Mais Adol ne va pas rester enfermé bien longtemps. Il s’échappe et fait la rencontre au passage d’une mystérieuse femme, qui fait de lui un Monstrum, un être doté de pouvoir.

Bien entendu, il faudra terminer l’intégralité de l’aventure pour savoir pourquoi Adol a été choisi comme Monstrum, d’où viennent ces mystérieux pouvoirs et qui est cette mystérieuse femme ?

Techniquement daté…

L’essentiel du scénario et de l’aventure tourne autour de Balduq et de sa mystérieuse prison. Si la ville est assez variée et plaisante à parcourir en termes d’environnements, ce n’est pas le cas de la prison, qui reste très linéaire et peu intéressante. Ce n’est ni plus ni moins qu’un donjon, où vous reviendrez de nombreuses fois dans votre aventure.

Durant votre périple, il vous arrivera de sortir de la ville de Balduq. Alors oui ça fait du bien de changer d’environnement mais là encore, les différents lieux visités sont assez pauvres et manquent de finition. Quand on compare à ce qui était fait sur Lacrimosa of Dana, on ne comprend pas pourquoi les extérieurs de la ville manquent d’autant de richesses.

Grâce aux différents pouvoir des Monstrums, le parcours de la ville change un peu de ce que l’on connait dans les différents épisodes de la saga. Place ici à la verticalité. Adol et ses compagnons pourront monter sur les toits de la ville, les clochers etc.

Malheureusement, on constate vite ce sur quoi pêche le studio depuis bien longtemps maintenant : la technique. Le titre n’est pas digne de ce que l’on trouve sur PlayStation 4 actuellement. Il y a beaucoup de clipping, d’alliasing, c’est vraiment flagrant. Pire encore, les combats dans la ville, sont parfois continuellement saccadés alors qu’il n’y a que 4/5 ennemis. Il sera temps que Nihon Falcom change de moteur graphique et nous propose quelque chose de plus abouti. J’espère que cela changera avec l’épisode X, qui apparemment est déjà sur les rails.

On notera toutefois le gros effort mis sur la traduction (comparé au VIII c’est déjà un cran au-dessus). Même les devantures de magasins sont traduites. Enfin la bande-son est absolument géniale. Je dirais même heureusement qu’elle est là pendant que l’on parcoure certains environnements. Elle embellit vraiment la progression dans le jeu.

Un gameplay nerveux

En revanche, on peut compter sur le studio pour tout ce qui est relatif aux combats. C’est toujours aussi nerveux et les possibilités sont nombreuses grâces aux diverses compétences des 6 Monstrums qu’il est possible d’incarner.

Comme toujours on peut attribuer jusqu’à 4 compétences sur les boutons de la manette, qu’il faudra ensuite utiliser avec la gâchette . Ces techniques consomment des SP (skill points) qui se rechargent en combattant.

Les esquives et gardes flash font aussi leur grand retour. Ces techniques, si elles sont exécutées au bon moment, permettent de figer le temps un court instant pour votre adversaire tandis que vous continuez à l’assener de coups. Elles seront primordiales dans les difficultés supérieures (cauchemar par exemple) surtout si vous n’avez pas choisi cette difficulté dans une nouvelle partie +.

Si dans Lacrimosa of Dana, les missions de défense consistaient à protéger le village, dans Monstrum Nox, il faudra à tout prix protéger le Titanite dans les nuits de Grimwald. Mieux que dans le précédent épisode, ces missions s’intègrent parfaitement dans le scénario puisque leur accomplissement permette de casser les barrières qui protègent les différents quartiers de Balduq. Il est d’ailleurs toujours possible d’ajouter des défenses supplémentaires comme des leurres par exemple. L’amélioration des défenses passe par votre compagnon Dogi qui se trouve fréquemment au Dent-de-Lion, votre QG. Il vous permettra également de rejouer ces missions pour obtenir un meilleur rang (S au maximum).

Comme dans tout Ys qui se respecte, les boss sont nombreux et possèdent un panel conséquent d’attaques. Dans les niveaux de difficulté plus élevés, le combat ne passera pas par un simple martèlement de la touche mais demandera un peu de technique avec entre autres l’utilisation des esquives et gardes flash mais aussi de l’utilisation du bon Monstrum car chacun possède son type d’attaque prédéfinie.

Et sachez qu’un mode Boss Rush est disponible une fois le jeu terminé, de quoi se faire une bonne session de combats bien nerveux si le cœur vous en dit.

Le 100% à tout prix

Ys Monstrum Nox possède sont lot de quêtes annexes, dans la veine de Memories of Celceta et Lacrimosa of Dana. Certaines de ces quêtes sont primordiales à faire puisqu’elles vous font faire la connaissance d’alliés qui viendront vous prêter main forte lors des nuits de Grimwald. De plus tous vos alliés viendront vous rejoindre au Dent-de-lion et vous proposeront des boutiques plus intéressantes les unes que les autres. Comme celle de Tito, qui vous permettra d’obtenir les armes et armures les plus puissantes du jeu (pratique pour une nouvelle partie+).

En dehors de ces quêtes, on prend plaisir à compléter toutes les cartes du jeu à 100% notamment la gigantesque ville de Balduq où il faudra trouver des pétales bleus, des coffres et des inscriptions. Comme toute votre progression est inscrite dans le carnet de bord de manière détaillée (par zone), on sait exactement ce qu’il nous reste à trouver. De plus certains dons de Monstrum vous seront bien utiles pour tout compléter.

Une série qui s’essouffle ?

Ys IX Monstrum Nox suit la recette de ses aînés (Memories of Celceta et Lacrimosa of Dana) par ses mécaniques de gameplay nerveux et sa base assez identique (quêtes fedex, carnet de bord pour suivre l’encyclopédie des monstres, les coffres, les affinités avec personnages etc.).

Mais le parcours de la série se fait un peu en dent de scie. D’un côté Monstrum Nox souffre du même problème que ses prédécesseurs, avec une technique datée, du clipping et aliasing à foison. On pourrait lui pardonner ces problèmes sachant que la ville de Balduq, de part sa verticalité, est le plus gros environnement jamais créé dans la série Ys. Mais on voit que l’éditeur a fait quelques concessions sur l’optimisation (certains combats en ville sont saccadés).

De l’autre côté, il propose une narration plus riche, des personnages plus approfondis et pas clichés pour autant. On prend plaisir à découvrir les 6 Monstrums, chacun ayant l’un des 6 premiers chapitres dédiés.

On a du mal également à comprendre pourquoi les environnements extérieurs à Balduq sont si pauvres et manque de contenu. C’est si plat et monotone qu’on a vite envie de les expédier. Sur ce point-là, Lacrimosa of Dana remporte haut la main le duel.

Globalement j’ai pris du plaisir à jouer à ce jeu (j’en suis à ma deuxième partie en mode cauchemar) mais Nihom Falcom va devoir revoir son moteur graphique et opérer beaucoup changements s’ils veulent insuffler un nouveau souffle aux aventures d’Adol le Roux.

Points positifs :

  • Un jeu très complet
  • Une narration riche et des personnages approfondis
  • Des références aux précédents épisodes
  • Les dons des Monstrums
  • Finir le jeu à 100% est un plaisir
  • Des personnages secondaires attachants
  • Les boss toujours aussi bien foutus
  • Gros effort sur la traduction comparée au VIII (devantures de magasins traduites également)
  • Des musiques géniales

Points négatifs :

  • Techniquement daté
  • Les environnements extérieurs à Balduq assez pauvres
  • Quêtes parfois inutiles
  • Saccades durant quelques combats dans la ville
15/20

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